L’Etat soutient les industriels sinistrés à Tanger, Nador et Oujda

L’Etat soutient les industriels sinistrés à Tanger, Nador et Oujda

En vers les industriels de Tanger, Nador et Oujda touchés par les intempéries, le gouvernement a décidé de prendre les choses en main. Le problème des admissions temporaires (AT) sera ainsi réglé en concertation avec les autorités douanières. Pour les opérateurs des zones industrielles du Nord, notamment celles de Tanger, M’ghougha et Al-Majd, la douane réservera un traitement «spécial» pour les produits en AT ravagés par les inondations de la semaine dernière. Le régime de l’admission temporaire permet d’importer temporairement, en exonération totale ou partielle des droits de douane et de taxes, des marchandises.
Le gouvernement s’engage aussi à intervenir auprès des banques pour retarder le paiement des échéances de certaines entreprises. En effet, des opérateurs affectés par les intempéries ont besoin de garanties envers les banques dans l’attente d’une reprise de leur activité. Au sujet de la perte des documents comptables et fiscaux des entreprises inondées, le gouvernement annonce que ce problème sera traité en consultant les archives des dossiers d’impôts avec les autorités de tutelle.
Un autre geste à l’égard des industriels de M’ghougha et Al-Majd et des autres zones de la région Nord du pays. Il concerne la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Le gouvernement interviendra pour retarder les paiements des cotisations dues à la CNSS.
Les deux zones industrielles M’ghougha et Al-Majd comptent 150 entreprises qui emploient plus de 70.000 ouvriers. En début de cette semaine, les travaux de restauration entrepris ont permis le rétablissement de l’alimentation des deux zones industrielles en électricité. Les postes transformateurs internes des usines sont pour la plupart hors d’usage. Ainsi, une aide substantielle d’un million de dirhams a été consentie par les autorités locales en faveur des entreprises affectées pour la réparation des transformateurs internes endommagés.
En visite sur place, lundi 27 octobre, Ahmed Reda Chami, ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies, a suivi les travaux entrepris pour la remise en état des infrastructures hors site et la réparation des équipements et machines à l’intérieur des usines.
Les responsables de ces deux zones industrielles n’étaient pas encore en mesure de chiffrer les lourdes pertes occasionnées par les inondations. Un niveau de pluie exceptionnel a été enregistré jeudi 23 octobre à Tanger avec 176 mm en moins de 6 heures. Un phénomène qui ne s’était pas produit depuis plus de 20 ans. Ce niveau de pluviométrie inédit a entraîné le débordement de tous les oueds de la ville durant plusieurs heures, selon les responsables d’Amendis. Ainsi, la zone industrielle de Tanger a été complètement inondée, submergée par plus d’un mètre d’eau. En fait, 270 postes de distribution électriques ont été mis hors état de service, privant ainsi plusieurs quartiers de la ville de courant électrique. L’inondation des postes a entraîné le déclenchement de 14 lignes d’alimentation Moyenne Tension, la coupure de 120 postes Amendis et de 150 postes clients dans
les zones industrielles M’ghougha et Al-Majd ainsi que dans les quartiers Route de Tétouan, Corniche, Benkirane, Souria, Souani et
Casabarata.

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