L’opposition réclame une commission électorale indépendante

L’opposition  réclame une commission électorale  indépendante

L’opposition crie au scandale. Après le carton plein des partis de la majorité gouvernementale qui ont raflé tous les sièges des élections partielles, les partis de l’opposition dénoncent «une partialité du gouvernement» et «une utilisation des moyens publics» pour attirer les électeurs. C’est le cas notamment pour les dirigeants de l’Union constitutionnelle. «L’UC a constaté lors du scrutin du jeudi dernier de nombreuses irrégularités, des interventions flagrantes et une utilisation importante de l’argent sale. Bien avant le jour du vote, nous avons vu comment le gouvernement a mené une campagne électorale avec la participation des ministres ainsi que celle du chef de gouvernement lui-même», affirme M’hamdi Alaoui, membre du bureau politique de l’UC. Et de poursuivre: «Dans certains cas, les moyens de l’Etat ont même été utilisés dans la campagne électorale par la majorité. Au vu des résultats de ces élections, nous constatons qu’il y a réellement péril en la demeure et nous craignons pour notre démocratie en nous interrogeant sur la tournure que devront prendre les prochaines échéances électorales». Selon M. Alaoui, les responsables de l’UC ont déjà pris une décision, de demander en compagnie des autres forces de l’opposition la création d’une commission électorale indépendante pour la gestion des prochaines élections loin du ministère de l’intérieur géré, selon la même source, «par un ministre partisan dont le parti a obtenu deux sièges dans les dernières élections partielles». Pour sa part, le RNI (Rassemblement national des indépendants) a également critiqué la participation des ministres dans la campagne préélectorale. «De nombreux membres de la coalition gouvernementale, y compris le chef de gouvernement, ont entrepris une campagne électorale et sont même allés jusqu’à faire des promesses aux électeurs, ce qui est d’ailleurs interdit par le code électoral. Cette situation doit nous donner matière à réfléchir», explique Alaoui Hafidi Abdelaziz, membre du bureau politique du RNI et responsable du parti dans la région de Fès-Boulemane. «Cela dit, il faut tout de même relativiser les résultats. Dans la région de Moulay Yaacoub, nous avons présenté un candidat de valeur qui est parvenu à obtenir 8.000 voix, soit plus de trois fois le résultat de notre candidat dans les élections de 2011 qui n’en avait obtenu que 1.500. Nous considérons au RNI qu’il s’agit d’un bon résultat», poursuit M. Hafidi. Et de conclure: «Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’élections partielles. Il ne faut donc pas en tirer des conclusions hâtives donnant l’avantage aux partis de la majorité dans les élections communales». Mais en dépit du discours rassurant et serein du responsable Rniste, les chiffres et statistiques placent les partis de la majorité actuelle composée du PJD (Parti de la justice et du développement), l’Istiqlal, le Mouvement populaire et le PPS (Parti du progrès et du socialisme), dans une position confortable en attendant les prochaines échéances électorales. Sur les 11 sièges parlementaires mis en jeu ces derniers mois dans le cadre des élections partielles, 9 ont été gagnés par les partis de la majorité dont 5 pour le PJD, première force parlementaire à la Chambre des représentants.

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