Quand les grands s’affrontent

Khalid Alioua de l’Union socialiste des Forces populaires ( USFP), ancien ministres des affaires sociales, Abderrahim Lahjouji, ex-patron de la Confédération des entreprises du Maroc (CGEM) et chef de Forces Citoyennes et Saïd Saâdi, parrain du plan d’émancipation de la femme marocaine et de la réforme de la Moudawana et tête de liste du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). Trois ténors de partis qui ont fait, à maintes reprises, parler d’eux et qui se présentent, entre autres candidats de taille, dans la non moins grande circonscription de Casa-Anfa, l’une des plus importantes du pays sur le plan économique.
Trois leaders, avec chacun des ambitions et une volonté de s’affirmer…de nouveau. Tous se présentent dans une circonscription qui compte pas moins de 297 188 électeurs inscrits dont près du tiers ont entre 30 et 40 ans. Un corps électoral jeune, avec tout ce que le mot signifie dans le contexte marocain. En effet, 87 330 électeurs potentiels sont sans instruction. Un constat étonnant mais qui explique combien les attentes des citoyens sont grandes, leur désespoir aussi. Le choix des têtes de listes est donc loin d’avoir été fait au hasard. Aux grosses pointures, des personnalités de stature nationale, tels que Khalid Alioua, Mohamed Saïd Saadi, Abderrahim Lahjouji, dont le mot est la victoire et rien que la victoire, s’ajoutent bien d’autres qui se disputent les 5 sièges que compte la circonscription. A commencer par Yasmina Baddou, tête de liste du Parti de l’Istiqlal, Rachid Medouar pour le parti de la Justice et du développement (PJD), et Hassan Benomar, tête de liste de l’Alliance des Libertés (ADL). Si l’option des formations précitées pour des ténors de leurs partis respectifs, le choix fait par l’Istiqlal d’une jeune avocate dynamique et spécialisée en droit des affaires, se distingue par son originalité. Présenter une femme comme tête de liste dans la circonscription de Casablanca-Anfa n’a pas dû être un choix facile pour le Parti de l’Istiqlal. Plusieurs courants, de sensibilités différentes, traversent la formation de feu Allal El Fassi et des candidats connus briguaient l’investiture.
Des candidats de taille donc pour une Casablanca-Anfa, réputée très riche sans l’être dans la réalité. Elle recèle de grandes disparités sociales et un des fiefs de la pauvreté et de l’exode rural dans la capitale économique.
Ce sera à qui pourra le mieux convaincre les électeurs. Ce qui est loin d’être gagné d’avance puisque la campagne électorale reste timide et que les Marocains en ont tout simplement assez des discours. Le Maroc sort d’une législature où rien n’a été fait au niveau des communes. Il y a une très grande déception chez les citoyens. besoin donc est de garantir un minimum d’assurance chez une population désabusée et une présence à leurs côtés une fois les élections passées. Ce qui n’est pas souvent le cas.

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