Que chacun balaie devant sa porte

Si le Maroc a affiché sa ferme volonté d’honorer ses engagements en matière de lutte contre flux migratoires, il n’en est pas de même des autres pays. L’Algérie n’a toujours pas de politique concrète en la matière. Elle constitue une destination de choix pour les subsaharienne désirant traverser vers l’Europe via le Maroc. De l’autre côte, l’Union Européenne tarde à débloquer les moyens permettant un traitement à la base de ce fléau. Le Maroc ne peut assurément pas être un réceptacle de la misère Africaine. Une lutte efficace nécessite des moyens logistiques et humains adéquats. La contribution de l’UE est sollicitée. Il y va de sa politique de prévention dans le domaine de l’immigration clandestine. En attendant les bonnes volontés, le Maroc continue à s’acquitter de sa tâche en honorant convenablement ses engagements. La police avait arrêté du 10 octobre au 13 novembre dernier, quelque 709 candidats à l’immigration clandestine, dont 113 subsahariens. Le Mardi 18 novembre, lors d’une opération de ratissage dans la banlieue de la ville de Tanger, la police marocaine a procédé à l’arrestation de 142 subsahariens (dont 55 femmes) candidats à l’immigration clandestine. «Ces immigrés clandestins qui ne sont en possession d’aucun document d’identité se cachaient dans les zones de l’Amsasna et Rahrah en attendant le moment opportun pour immigrer clandestinement au sud de l’Espagne avec l’aide de passeurs», selon des sources policières. Les mis en cause ont été déférés mercredi à la justice. Lors de sa visite en Espagne Al Mustapha Sahel, ministre de l’Intérieur, a particulièrement affirmé que les mesures annoncées par SM le Roi Mohammed VI, la semaine dernière, concernant la création de deux organismes spéciaux en matière d’émigration, seront « très rapidement mises en oeuvre et permettront de développer davantage la lutte contre l’émigration clandestine ». Ces organismes faciliteront aussi, a-t-il ajouté, d’obtenir des « résultats probants dans la lutte contre les réseaux de trafic d’êtres humains et de leur exploitation criminelle des personnes ». En plus, le Parlement a adopté, en juin dernier, une loi qui « criminalise les actes d’organisation et activités de l’émigration clandestine ». Le ministre de l’intérieur a aussi précisé que des moyens sophistiqués seront mis en oeuvre en s’appuyant sur des experts et un personnel qualifié en la matière. Ce dispositif concerne l’ensemble des ressortissants des pays tiers qui entreraient de manière illégale au Maroc, a-t-il dit. Il aidera à appliquer la loi et la réglementation à toute personne qui tenterait de franchir de manière illégale et sans titre les frontières du pays.

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