Une philosophie «gagnant-gagnant»

ALM : D’abord, quel commentaire faites-vous sur la déclaration récente de Khalid Nezzar à notre confrère «La Gazette du Maroc» ?
Khalid Naciri : Je ne peux que me féliciter qu’un Général de la trempe de Khali Nezzar puisse démontrer l’inconsistance de l’option séparatiste et faire valoir la thèse marocaine. Ce fait démontre, en outre, que pendant l’exercice du pouvoir, certains dirigeants ont le vertige.
Vous faites partie d’un collectif qui a rédigé un document sur la question du Sahara. Dans quel cadre situez-vous cette initiative, sachant que d’autres initiatives l’ont précédé, mais en catimini ?
La société civile fonctionne pour la première fois à l’air libre.
Pourquoi pas la société civile dans la mesure où elle peut apporter des idées objectives, sérieuses et rigoureuses qui peuvent faire avancer la réflexion l’action. Car, il n’y a pas de réflexion qui se suffit à elle-même.
Ceci étant, il est évident qu’il y a des éléments de cadrage qu’il faut prendre en considération et ne jamais perdre de vue, à savoir l’option démocratique, la régionalisation et la souveraineté nationale du Maroc. Ces trois principes de base doivent prévaloir à toute solution : la démocratie dans le sens universel du terme, la recherche des voies les plus appropriées pour le développement économique et social de la région et la résolution du conflit saharien dans une optique « gagnant -gagnant ‘ ; c’est-à-dire pas de partie perdante.
A partir de ces trois éléments, tout devient discutable.
Jusqu’à présent, nous ne voyons pas quel est l’apport de l’initiative du collectif. D’ailleurs, votre parti a depuis longtemps préconisé ces solutions. Qu’est-ce que vous en dites ?
C’est la raison pour laquelle il y a deux membres du Bureau politique du PPS au sein du collectif, Saïd Saâdi et moi.
N’y a –t – il pas de risques de dérapages de cette initiative. Est-ce qu’il n’y a pas de risque de faire le jeu des séparatistes ?
D’abord, le Collectif n’a pas de pouvoir de décision, ensuite, nous sommes tenus par notre plate-forme et il n’est pas question de dépasser le cadre établi par cette plate-forme.
Notre mission est de créer un cadre de débat. Nous allons inviter tous ceux qui veulent discuter.
Y compris les gens du Polisario ?
Nous n’allons pas inviter le Polisario, mais des gens proches de leurs thèses, à condition qu’ils veulent discuter sur des choses opérationnelles.
Nous transmettons un message de positivité. Nous n’avons que faire de ceux qui viennent faire l’invective ou les procès d’intention. Ce qui nous importe c’est d ‘écouter les arguments sérieux qui prennent en considération tous les fondements du dossier. Soit les dimensions historiques, géopolitiques et surtout la prospective constructive pour une solution « gagnant-gagnant» où il n’y a pas de perdant.

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