Yasmina Baddou : «J’ai pris cette décision en toute responsabilité»

Yasmina Baddou : «J’ai pris cette décision en toute responsabilité»


ALM : Les directeurs des cliniques incriminées contestent votre décision. Quel est votre réaction ?
Yasmina Baddou : Je ne comprends pas qu’on puisse attaquer en justice une décision de la justice. Nos inspecteurs ont suivi des formations spéciales et sont assermentés auprès des tribunaux.
La décision de fermer ces cliniques n’est pas arbitraire. Il y a d’abord eu une première inspection de toutes les cliniques privées et à l’issue de laquelle on a constaté que des établissements sont aux normes et relevé que d’autres pâtissent de défaillances plus ou moins graves. Je cite à titre d’exemple : des blocs opératoires dont la fenêtre porte sur un jardin, des établissements non munis de bouteilles d’oxygène, l’utilisation de matériels non-stérilisés…. Ainsi nous les avons mis en demeure de se conformer aux normes. Passant un délai, nous avons initié une deuxième campagne d’inspection pour vérifier s’ils se sont mis à niveau. J’ai pris cette décision en toute responsabilité après lecture des rapports. Il est de mon devoir de fermer ces établissements.

Pourquoi les hôpitaux publics ne connaissent pas de telles campagnes ?
Ce n’est pas vrai. Il y a eu une mise à niveau de tous les hôpitaux publics. Dans ce sens, on a donné la priorité aux maternités hospitalières et aux urgences. Et la mise à niveau continue. Aussi, tous les blocs opératoires des hôpitaux publics sont aux normes. Outre les nouveaux hôpitaux qui sont construits selon les normes, les anciens bénéficient d’un large programme de restructuration. Il y a des inspections qui se font tous les 6 mois, et à l’issue de rapports précis, on sanctionne les responsables de ces défaillances.

Y a-t-il d’autres établissements privés incriminés ?
Outre ces 13 cliniques qui doivent fermer, 12 autres ont été mises en demeure. L’objectif principal de cette action est d’assurer la sécurité des citoyens. Par ailleurs, il y a eu des établissements qui se sont mis en conformité, d’autres qui ont demandé un délai supplémentaire, puis ceux qui n’ont pas pris au sérieux les mesures prises par le ministère et du coup ne prennent pas en compte les exigences requises pour la protection des citoyens.

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