Algérie : Le gouvernement maquille le taux d’inflation

Le taux d’inflation en Algérie durant l’année 2007 a été de 12 % et non 3,5 % comme l’indiquent les chiffres publiés par le gouvernement algérien.  C’est ce que révèle une étude du Centre américain Casey Research. Selon cet organisme qui se base sur des données collectées par différentes institutions mondiales spécialisées comme le FMI, l’inflation a été tirée par la flambée des prix de plusieurs produits de large consommation. Les chiffres officiels de l’Office national algérien des statistiques, soit 3,5 % d’inflation en 2007, contre 2,5 en 2006, ne reflètent pas la réalité de l’inflation enregistrée par l’économie algérienne. Les hausses des prix qui ont été opérées ces dernières semaines concernent par exemple l’huile de table dont les prix ont presque doublé. La pomme de terre est devenu la plus grande préoccupation des ménages algériens, puisque ses prix ne cessent d’augmenter. Le ministre algérien de l’Agriculture, Saïd Barkat, a expliqué ces hausses successives par la multiplication des spéculateurs. Intervenant devant le Parlement algérien, il a indiqué que malgré le fait que la production agricole ait augmenté ces dernières années, la flambée des prix continue. Le problème réside donc dans le manque de contrôle de la part des organismes de l’Etat chargés de le faire. C’est ce que le ministre du Commerce a confirmé, selon la presse algérienne. L’insuffisance des effectifs des contrôleurs serait ainsi la cause principale de la flambée des prix. Une source de ce ministère citée par le quotidien «El Watan» a révélé qu’il n’existe que 3000 contrôleurs chargés de faire respecter les tarifs déterminés par l’Etat. Sans oublier le fléau de la corruption qui ronge le système administratif algérien.

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