Beslan : un an après le drame

Une minute de silence, ponctuée de plaintes et de sanglots, et 331 ballons blancs, un pour chaque mort, lâchés dans le ciel gris de Beslan, des rassemblements silencieux de Vladivostok à Saint-Pétersbourg : la Russie a marqué samedi le premier anniversaire du dénouement de la prise d’otages la plus meurtrière de l’Histoire.  Dans la petite ville de Beslan, en Ossétie du Nord (Caucase russe), des milliers de survivants, familles de victimes et voisins ont rendu hommage dans le silence aux 331 victimes.  À 13h05 heure locale (09h05 GMT), ils se sont figés pour une minute de silence après que des enfants ont lâché des grappes de ballons blancs, 331 au total symbolisant les enfants et adultes morts le 3 septembre 2004 après la double explosion fatale suivie d’un assaut et du massacre des otages.
Pratiquement au même moment, les médias russes annonçaient que le président Vladimir Poutine avait ordonné au Parquet général de vérifier les informations données la veille par les mères de Beslan sur les insuffisances de l’enquête. Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées devant l’école aux façades drapées de tissus rouges, dans un silence ponctué de cris de femmes. À l’intérieur du gymnase de l’école, où sont accrochées les photos de toutes les victimes, une centaine de roses ont été posées sur le sol. Les familles, portant des cierges, en faisaient le tour, certaines déposaient des offrandes, tels de petits sacs de fruits, dans les trous creusés dans les murs par l’incendie et les centaines de balles. Après la cérémonie à l’école, les habitants de Beslan se sont rendus par milliers au cimetière où des tombes identiques en granit ocre abritent les victimes, pour assister à l’inauguration d’un monument, l’arbre du deuil.

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