Fin du cessez-le-feu en Côte d’Ivoire

Ils avaient prévenu voilà des jours que si le pouvoir en place ne respectait pas à la lettre les Accords de Marcoussis, ils reprendraient les armes. «Aujourd’hui il n’y a plus de cessez-le-feu», a fini par lâcher dimanche le sergent Félix Doh. Annoncée par le porte-parole du Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO), l’un des deux groupes rebelles actifs dans la région, cette rupture de la trêve a été confirmée par le gouvernement ivoirien, selon lequel les combats ont bel et bien repris dans la localité de Bin-Houye, à 27 km au nord de Toulépleu. Les deux camps se sont par contre renvoyés la responsabilité des affrontements.
Selon M. Doh, ce sont des hélicoptères de combat de l’armée ivoirienne qui ont attaqué dès samedi la ville frontalière. Cette offensive a même fait 20 morts et de nombreux blessés parmi la population civile, selon lui. «Les forces gouvernementales ont été attaquées et nous avons réagi», a rétorqué le porte-parole présidentiel Alain Toussaint, laissant entendre que des combattants libériens étaient aussi impliqués dans ces violences. Le Liberia avait d’ailleurs été accusé samedi par les FANCI, elles-mêmes épaulées par des mercenaires libériens, de mener des incursions en Côte d’IVoire, ce que Monrovia avait qualifié de «déclaration de guerre».
Les militaires français n’ont quant à eux fait aucune déclaration officielle. Les quelque 3.000 soldats de l’Hexagone sont toujours sur place, malgré une contestation grandissante, pour faire respecter le cessez-le-feu. La situation reste bloquée depuis la conclusion des accords de Marcoussis, le 24 janvier en France, qui n’ont toujours pas été appliqués.
Principal point de frictions : la présence des rebelles dans le futur gouvernement d’Union nationale. Même si le premier ministre Diarra continue de consulter à ce propos, le risque d’un retour à la guerre civile est plus que jamais d’actualité.

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