Irak : Fin 2008 : Le contingent US réduit à 100.000 soldats

Irak : Fin 2008 : Le contingent US réduit à 100.000 soldats

Le gouvernement irakien prévoit que les effectifs du contingent américain en Irak seront réduits à 100.000 soldats à la fin de l’année 2008, a annoncé mercredi le conseiller à la sécurité nationale, Mouaffak al-Roubaïe.
«D’ici la mi-2008, nous nous attendons à ce que les troupes américaines retrouvent leur niveau d’avant l’offensive de février 2006, soit 130.000 hommes, cela en fonction des circonstances et des menaces internes et régionales», a déclaré au cours d’une conférence de presse M. Roubaïe.
«D’ici la fin de l’année prochaine, ce nombre devrait être de 100.000 hommes, là encore en fonction des menaces et du niveau de préparation des forces de sécurité irakiennes», a-t-il estimé.
Actuellement, 168.000 soldats américains sont déployés en Irak.
Les responsables démocrates ont critiqué mardi avec virulence la stratégie américaine en Irak, estimant qu’elle augurait d’encore dix années de guerre et ont insisté sur un retrait militaire rapide.
Au deuxième et dernier jour des auditions devant le Congrès de David Petraeus, commandant de la force multinationale dans ce pays, les chefs démocrates du Congrès ont dénoncé à l’issue d’un entretien à la Maison-Blanche avec George W. Bush les recommandations du général.
«J’ai l’impression que le général Petraeus présente un plan pour une présence américaine forte d’au moins dix ans en Irak», a dit Nancy Pelosi, la présidente de la chambre basse du Parlement américain. Le président Bush dévoilera ses intentions à la nation sur une éventuelle réduction des effectifs américains en Irak ce jeudi dans une allocution télévisée.
Le sénateur Barack Obama, un des favoris démocrates dans la course à la Maison-Blanche en 2008 a estimé que la guerre en Irak «continue d’être une erreur désastreuse de politique étrangère». «Je vous demande d’enlever vos lunettes roses», a lancé la sénatrice démocrate Barbara Boxer au général Petraeus. «Nous envoyons nos soldats là où on n’en veut pas, sans aucune fin en vue, au milieu d’une guerre civile, au milieu de la mère de toutes les erreurs», a-t-elle ajouté.
«Ma responsabilité n’est pas de présenter une belle image, mais de donner une image exacte» de la situation, a rétorqué le général Petraeus.
Lundi, lors d’une audition à la Chambre des représentants, l’officier avait estimé que les 30.000 soldats envoyés en renfort en Irak en 2007 pourraient rentrer d’ici l’été 2008 mais avait mis en garde contre un retrait substantiel trop rapide qui aurait, selon lui, des conséquences «catastrophiques». Mardi, il a reconnu que les Etats-Unis auraient du mal, quelle que soit la situation sur le terrain, à maintenir l’an prochain les renforts. A Paris, le gouvernement français a réaffirmé mardi qu’«il n’existait pas de solution militaire» en Irak et qu’un horizon de retrait était «nécessaire».
A Londres, où doit se rendre lundi le général Petraeus, le gouvernement britannique a indiqué que son rapport n’influerait pas sur une éventuelle décision de retirer son contingent.

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