Irak : Les premières inspections se déroulent bien

Les inspecteurs en désarmement des Nations unies se sont dits satisfaits de la coopération des autorités irakiennes ; « Nous avons été en mesure de mener à bien les missions que nous avons initiées », a déclaré aux journalistes Dimitri Perricos, chef de l’équipe des inspecteurs enquêtant sur les armes chimiques, biologiques et bactériologiques.
Un porte-parole irakien a de son côté confirmé que tout s’était bien passé, durant trois heures, dans un vaste complexe militaire situé à vingt km de Bagdad. « Ils avaient des questions, nous y avons répondu, et il n’y a eu aucun problème », a déclaré à la presse Mahmoud Haïssam, responsable de ce complexe supposé de missiles et qui ne contient en fait qu’un atelier de maintenance de pompes à eau et de machines. Un deuxième groupe, composé d’experts de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), chargé de contrôler des sites présumés nucléaires, s’est rendu vers un petit complexe industriel proche de Ramadi, à 140 km au Nord de Bagdad. D’autres inspecteurs se sont rendus ultérieurement sur le site d’un complexe de graphite, à 45 km à l’Ouest de la capitale irakienne.
Les premières inspections sont engagées sous les meilleurs auspices, estime le chef de la mission de l’Agence internationale de l’Energie atomique qui a souligné que ses hommes n’avaient rencontré aucune obstruction. Au contraire, ils ont été accueillis de façon courtoise et professionnelle, a-t-il précisé.
Ainsi, et contrairement aux pronostics alarmistes de l’administration américaine, la mission d’inspection des Nations unies démarre dans les meilleures conditions. L’Irak coopère pleinement avec les experts de l’ONU.
C’est probablement la raison qui fait dire au ministre allemand de la coopération que l’attitude de Washington est « purement et simplement cynique » à l’égard de ses alliés sur le dossier irakien. Les projets du gouvernement américain de vouloir mener coûte que coûte la guerre contre l’Irak et de laisser ensuite à d’autres Etats le financement de la reconstruction du pays « relève d’un cynisme pur et simple », a déclaré le ministre. Il a également affirmé que les projets de guerre contre Bagdad lui répugnaient, au vu notamment des coûts d’un possible conflit qui s’élèveraient à quatre fois ceux des dépenses mondiales des aides au développement.

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