Israël : Faux et usage de faux

«Il s’agit là d’une fabrication et d’un tissu de mensonges ». « Nous aimerions présenter à la place au président Bush les corps de Palestiniens tués par des balles en particulier de cette mère et de ses deux enfants abattus par l’armée israélienne dimanche », a ajouté e principal négociateur qui faisait référence à un tir de char israélien pour lequel l’armée a « présenté ses excuses ».
Le document de cent pages doit être soumis par Ariel Sharon, le Premier ministre israélien, au président américain George Bush lors de leur rencontre mardi à Washington. Le rapport concocté par les services de renseignement israéliens affirme que l’Autorité palestinienne présidée par Yasser Arafat a utilisé des fonds de l’Union européenne (UE) pour financer les activités de 500 Palestiniens responsables d’attentats anti-israéliens.
Nombre des documents sont des copies d’ordre de virement à des militants palestiniens et qui sont signés par le président de l’Autorité palestinienne. Pourtant, rien ne prouve que ces sommes d’argent ont servi à commettre des attentats. Côté palestinien, on explique que ces fonds ont servi à des fins politiques et sociales et que d’autres documents sont des faux. Auparavant, Yasser Abed Rabbo, le ministre palestinien de l’Information, avait qualifié le rapport de «ridicule ». « Tous les documents mentionnés sont des faux », avait-il affirmé, ajoutant qu’une assistance financière avait été fournie aux Palestiniens dans « une très mauvaise situation économique ». Sur le terrain, Israéliens et Palestiniens poursuivaient lundi leurs négociations pour mettre fin au siège de la basilique de la Nativité à Beit Lahm (Cisjordanie) qui dure depuis le 2 avril. Les deux parties espéraient parvenir à un accord à l’issue d’une nouvelle réunion prévue dans la soirée. Selon Hassan Abed Rabbo, haut responsable du Fatah à Beit Lahm, les grandes lignes de l’accord sont prêtes. Selon lui, sur les 132 Palestiniens encore présents dans le complexe de la basilique, sans parler des religieux et des ressortissants étrangers, six à huit militants seraient expulsés vers l’Italie, plus d’une trentaine d’autres seraient transférés dans une prison de Ghaza sous garde américano-britannique et les autres seraient libres, tandis que l’armée israélienne se retirerait de la ville. Plus de 200 Palestiniens s’étaient réfugiés dans la basilique le 2 avril, fuyant l’incursion dans Beit Lahm des forces israéliennes, au plus fort de l’agression militaire de Tsahal en Cisjordanie. Le siège avait alors commencé, plusieurs religieux et nonnes du couvent adjacent partageant le sort des Palestiniens réfugiés dans leurs murs.

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