Israël fragilise le processus de paix

Lundi, un chef militaire local du Djihad islamique en Cisjordanie, Hassan Khamaïsseh, a été capturé à Qabatyeh, au sud de Jénine, dans le nord. Selon cheikh Bassam Saadi, un des porte-parole du mouvement, «si les raids continuent, le Djihad ne respectera plus la trêve» décrétée le 29 juin par les principales factions. L’une d’entre elles, les Brigades des Martyrs d’al-Aqsa, a également été visée lundi par Israël qui a arrêté un de ses responsables, Ahmad Daraghmeh. L’opération, qui s’est déroulée à Toubas, a mobilisé une vingtaine de blindés. Le mouvement lié au Fatah, qui a rallié l’accord de cessez-le-feu le 30 juin, avait déjà menacé de revenir sur son engagement la semaine dernière après la mort d’un de ses militants. Pourquoi l’Etat hébreu provoque-t-il cette nouvelle montée de tensions au risque de remettre en cause les pourparlers inter-palestiniens et les efforts du gouvernement Abbas pour désarmer les mouvements radicaux ? Le gouvernement Sharon n’a certes pas directement remis en cause les accords sécuritaires passés avec les Palestiniens puisqu’il n’a pas opéré dans le nord de la bande de Ghaza et le secteur de Beit Lahm, sous autorité palestinienne depuis une semaine. Mais ses raids pourraient malgré tout porter un coup dur au processus de paix. D’autant que l’autre camp semble remplir sa part du contrat en assurant la sécurité dans les zones qu’il contrôle. Les forces de sécurité ont même arrêté dans la nuit de dimanche à lundi une habitante de Ghaza qui tentait de gagner Israël pour y perpétrer un attentat-suicide. Dans la journée de lundi, des responsables ont indiqué que la jeune femme avait été libérée et qu’une enquête était en cours.

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