L’armée israélienne pilonne le Liban

L’armée israélienne pilonne le Liban

L’Etat hébreu poursuit son acharnement contre le Liban. Réaction ou non aux tirs de roquettes sur Haïfa, les bombardements ont repris de manière appuyée sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.
Ce quartier, cible d’une trentaine de raids aériens et de tirs de navires de guerre israéliens, est désormais entièrement en ruines. Tsahal s’en est aussi pris à une centrale énergétique du sud de Beyrouth, et sa partie raffinerie notamment a été touchée. Les bombardements ont fait de nouvelles victimes civiles libanaises et de nouveaux blessés, et depuis le début des frappes israéliennes mercredi, plus de cent civils ont été tués et plus de 250 ont été blessés. Les chars israéliens sont toujours postés dans le nord d’Israël et les bateaux au large du Liban mais désormais en plus, des commandos terrestres se sont infiltrés au Liban pour atteindre de nouvelles cibles.
Dimanche, des secteurs chrétiens du Liban ont pour la première fois été touchés par les bombes israéliennes.
L’Etat juif a lancé sa plus importante campagne militaire au Liban depuis 1982. Il a non seulement visé les intérêts du Hezbollah mais aussi détruit des ponts, des routes, des ports et des aérodromes.
Le Hezbollah a répliqué par le tir d’environ 700 roquettes sur une vingtaine de villes du nord d’Israël, qui ont fait depuis mercredi 12 morts et plus de 300 blessés, en incluant les victimes de Haïfa.
Il s’agit du tir de roquettes du Hezbollah le plus meurtrier en Israël depuis au moins dix ans et du bilan le plus lourd enregistré dans l’Etat juif depuis l’attentat-suicide de Tel-Aviv qui a fait 11 morts en avril dernier. La milice chiite a revendiqué l’attaque de Haïfa en affirmant qu’elle avait tiré des dizaines de roquettes Raad 2 et Raad 3 en représailles à la destruction par Israël d’infrastructures libanaises et à la mort de civils.
«Après le dépassement par l’ennemi sioniste de toutes les limites de tuerie et de destruction (…) la Résistance islamique annonce qu’elle a bombardé à 9h00 (06h00 GMT) la ville de Haïfa avec des dizaines de roquettes Raad 2 et Raad 3», dit une déclaration du Hezbollah.
De lourdes frappes israéliennes effectuées aux premières heures de dimanche ont notamment visé les locaux de la chaîne de télévision du Hezbollah, Al Manar, a déclaré l’armée israélienne.
La station a brièvement cessé d’émettre à deux reprises et on ignore si elle poursuit ses activités du bâtiment même visé par Tsahal.
Et d’après la télévision israélienne,
le chef du Hezbollah, Cheikh Hassan Nasrallah serait blessé dans un
raid de l’aviation israélienne. Mais la milice chiite a démenti l’information. Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a réclamé samedi à l’Onu un cessez-le-feu, en qualifiant son pays de "zone sinistrée". Un appel qui n’a pas eu d’échos.
Israël justifie son atrocité par le fait qu’elle affirme vouloir contraindre le gouvernement libanais à appliquer les résolutions de l’Onu exigeant le désarmement du Hezbollah, qui contrôle le sud du Liban. Mais aujourd’hui, il est clair que le gouvernement libanais, mené par une coalition anti-syrienne mais au sein duquel figurent notamment des représentants du Hezbollah, est incapable de contraindre le mouvement pro-syrien à rendre les armes.


 Israël relève le niveau d’alerte à Tel-Aviv


Israël a relevé dimanche le niveau d’alerte à Tel-Aviv, sa capitale commerciale, à la suite du tir par le Hezbollah libanais d’une série de roquettes sur Haïfa. Le relèvement du niveau d’alerte s’applique à tout le territoire israélien allant de la frontière avec le Liban jusqu’à Tel-Aviv, située à 130 km au sud de la frontière, dit un communiqué du commandement du front intérieur israélien. L’armée israélienne avait déclaré peu auparavant, par la voix d’une porte-parole, qu’elle ne pensait pas que Tel-Aviv courait un danger immédiat et elle n’avait pas conseillé à la population de se réfugier dans des abris. Mais elle a expliqué qu’elle relevait le niveau d’alerte par prudence, pour inviter les habitants à redoubler de vigilance.


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