L’ONU promet un système d’alerte anti-Tsumani d’ici l’été

"Je pense que nous aurons un dispositif d’alerte opérationnel d’ici juillet. Cela ne signifie pas que tous les villageois de toutes les communautés auront un système qui les alertera personnellement, mais nous aurons des systèmes régionaux ou nationaux", a observé le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des Affaires humanitaires, le Norvégien Jan Egeland.

La Thaëlande a pris la tête de cet effort régional, grâce à un fonds de 8,3 millions d’euros des Nations unies.

M. Egeland a reconnu que si la technologie disponible permet aux experts de prévoir à la minute près des désastres naturels comme un tsunami ou l’ouragan Katrina ayant frappé en août la côte sud des Etats-Unis, cette connaissance n’a pas été transmise aux populations.

"Nous savons exactement quand un ouragan ou un tsunami va frapper. Ce dont nous manquons, c’est des moyens nécessaires pour avertir les gens", a déclaré le haut responsable onusien, qui a dirigé la coordination de l’aide aux victimes du tsunami du 26 décembre 2004.

Le nombre de catastrophes a augmenté tandis que le nombre de personnes qui en ont été affectées a plus que doublé durant la dernière décennie, pour atteindre 2,5 milliards, a-t-il relevé à l’ouverture de cette troisième conférence.

Mais M. Egeland a observé en même temps que le bilan des victimes d’inondations et des sécheresses a diminué considérablement, grâce à la réaction des gouvernements et de la communauté internationale aux alertes.

"Nous avons à tirer cette leçon et à l’appliquer à tous les désastres naturels dans le monde et en particulier à l’Afrique", a-t-il dit.

L’objectif de la conférence, a-t-il dit, est de créer des systèmes d’alerte pour "couvrir tous les pays et toutes les fatalités", conformément au voeu du secrétaire général de l’Onu Kofi Annan après le tsunami qui a fait 217.000 victimes dans onze pays.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a observé qu’il est impossible d’"arrêter les forces de la nature", mais qu’il est plus sensé de réduire la vulnérabilité, notamment des plus pauvres.

Le plus important, a-t-il dit, n’est pas l’argent ou la fourniture de technologies sophistiquées, mais de disposer de moyens simples pour informer les populations et de s’assurer qu’elles répondent aux alertes de manière appropriée pour sauver leur vie.

M. Steinmeier a cité l’exemple d’une communauté victime du tsunami qui a su fuir à temps sur les hauteurs, d’où elle a vu tous ses biens ravagés par la vague géante.

"Après coup, les enfants ont confié à des journalistes que leurs grands-parents leur avaient appris à déceler les signes avant-coureurs d’un tsunami. Cela montre que les systèmes d’alerte peuvent fonctionner sans technologie et sans grande aide financière", a-t-il dit.

Organisée par les Nations unies et le gouvernement allemand, regroupant un millier d’experts, cette conférence, qui dure jusqu’à mercredi, a comme hôte de marque l’ancien président américain Bill Clinton.

Emissaire de l’Onu pour l’après-tsunami, il devait tenter de relancer la collecte de fonds au profit des victimes de la catastrophe auprès de donateurs venus de cinquante pays.

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