Mahmoud Zahar présidera la délégation du Hamas en Egypte

Le plus influent chef du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, doit présider la délégation du mouvement islamiste qui se rendra au Caire ce mercredi pour discuter des moyens de rétablir un contrôle à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte, a indiqué mardi un responsable.
Zahar «présidera la délégation du Hamas aux discussions qui doivent avoir lieu mercredi en Egypte à l’invitation des autorités égyptiennes», a affirmé à l’AFP un responsable au gouvernement du Hamas.
Selon lui, la délégation passera par le terminal de Rafah, d’habitude fermé, et non pas par les brèches ouvertes par des activistes dans la clôture frontalière depuis le 23 janvier.
Le responsable du Hamas a affirmé que la délégation du mouvement était aussi prête à rencontrer le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui sera également en Egypte ce mercredi pour des entretiens avec son homologue Hosni Moubarak.
 Abbas exclut tout dialogue avec le Hamas s’il ne renonce pas au pouvoir dont il s’était emparé par la force en juin dans la bande de Gaza en mettant en déroute les services de sécurité de l’Autorité palestinienne.
Le Hamas refuse tout contrôle israélien ou présence internationale au terminal de Rafah, qui fonctionnait selon un accord prévoyant de telles modalités avant d’être fermé en juin 2006. «Nous ne permettrons pas un retour de la situation qui prévalait au terminal, quel que soit le prix», a ainsi déclaré à la presse lundi soir le porte-parole du Hamas Sami Abou Zouhri. Un responsable israélien a affirmé à l’AFP qu’Israël «ne s’opposera pas» à un éventuel arrangement entre M. Abbas et l’Egypte pour une reprise en main de la frontière à Rafah. La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a apporté lundi son soutien à M. Abbas pour qu’il déploie une présence de ses forces de sécurité à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza. «Nous soutenons le concept d’une présence de l’Autorité palestinienne pour commencer à mettre un peu d’ordre à cette frontière», a déclaré Rice à la presse. L’Union européenne a aussi appuyé la proposition de l’Autorité palestinienne de reprendre le contrôle de la frontière. Le terminal de Rafah, seule fenêtre de la bande de Gaza vers le monde extérieur, fonctionnait depuis 2005 et le retrait israélien du territoire, au terme d’un accord israélo-palestinien parrainé par les Etats-Unis et prévoyant notamment le déploiement d’observateurs européens. Selon l’accord, le terminal ne peut fonctionner qu’en étroite coordination entre Israël -qui dispose de caméras de surveillance, les Palestiniens, l’Egypte et des observateurs européens. Un refus d’Israël de coordonner les opérations entraîne la fermeture du point de passage. Israël le maintenait ainsi fermé la plupart du temps depuis le 25 juin 2006 après l’enlèvement de l’un de ses soldats lors d’une attaque palestinienne à la lisière de la bande de Gaza. Soumis à un blocus israélien, des centaines de milliers d’habitants de la bande de Gaza ont profité de la destruction partielle de cette clôture pour aller s’approvisionner en territoire égyptien.

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