Nouvel engagement irakien

L’engagement irakien, annoncé à Beyrouth par Naji Sabri, le ministre irakien des Affaires étrangères, est une première dans les relations entre les deux pays. Le document de compromis, approuvé par Koweït et Baghdad stipule que «l’Irak respecte l’indépendance, la souveraineté et la sécurité du Koweït, ce qui garantira d’éviter tout ce qui peut mener à une répétition des évènements de 1990», a déclaré M. Sabri.
L’Irak avait envahi le Koweït le 2 août 1990 avant d’en être chassé par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis en février 1991.S’exprimant à l’occasion du deuxième et dernier jour du sommet arabe de Beyrouth, le chef de la diplomatie irakienne a ajouté que le texte de compromis, qui fait partie des résolutions finales du sommet, fait état de «la coopération entre les deux parties sur des questions en suspens».
«L’Irak s’engage à coopérer sur la question des disparus koweïtiens et le Koweït coopérera sur la question des disparus irakiens», a-t-il dit. L’Irak a toujours affirmé qu’il était prêt à coopérer sur la question des disparus koweïtiens sans pour autant confirmer qu’il les détenait. Selon les autorités koweïtiennes, l’Irak détient environ 600 personnes, dont plus de 500 Koweïtiens, depuis la guerre du Golfe en 1991. Les deux exigences koweïtiennes, tant l’engagement irakien de ne plus envahir le Koweït que celui de régler la question des disparus koweïtiens, n’avaient pas été satisfaites au précédent sommet arabe d’Amman, en mars 2001.
M. Sabri a qualifié le texte de compromis d’ «équilibré». «Il répond aux demandes des deux parties et exprime la volonté des deux pays d’aller de l’avant» et de tourner la page du passé, a-t-il estimé, ajoutant : «nous avons exprimé clairement, à leur demande (les Koweïtiens), notre respect de leur indépendance et de leur souveraineté». De son côté, le Koweït, par la voix d’un membre de sa délégation, a déclaré que son pays avait «noté un changement de ton et d’attitude de la part de la délégation irakienne qui ne peut que satisfaire le Koweït».
Naji Sabri a salué les médiations menées par les délégations d’Oman et du Qatar, qui ont permis de parvenir à ce document de compromis. «Ces deux pays ont joué un rôle essentiel dans le rapprochement des points de vue», irakien et koweïtien, a-t-il dit. Ezzat Ibrahim, le numéro deux irakien et chef de la délégation de son pays au sommet de Beyrouth, avait affirmé mercredi devant le sommet arabe, que l’Irak «respecte la sécurité du Koweït» et souhaite «rétablir des relations» avec l’Emirat.
Dans un premier signe concret de bonne volonté, Baghdad a libéré un Koweïtien détenu depuis le 15 mars en Irak après s’y être introduit par erreur.

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