Proche-Orient : Israël appelle à un durcissement des sanctions contre l’Iran

Proche-Orient : Israël appelle à un durcissement des sanctions contre l’Iran

La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a appelé, jeudi, à un durcissement des sanctions internationales contre l’Iran en y associant le secteur privé. « Les sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU ne sont pas suffisantes, il faut les durcir, les rendre plus efficaces en y associant le secteur privé», a affirmé Mme Livni à la radio publique.
«Le secteur privé doit cesser d’avoir des échanges avec l’Iran, même si cela va à l’encontre de ses intérêts, car le monde ne peut accepter qu’un pays comme l’Iran accède à l’arme nucléaire», a ajouté la ministre.
L’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré lundi que son pays tentait de convaincre des Etats américains d’interdire à leurs fonds de pension publics d’investir dans une trentaine de sociétés européennes actives en Iran.
M. Netanyahu, chef de l’opposition de droite, avait précisé lors d’une conférence à l’Institut international du contre-terrorisme (ICT) d’Herzliya, dans la banlieue de Tel-Aviv, que huit Etats américains étaient en passe d’adopter des législations interdisant à leurs fonds, qui gèrent des milliards de dollars, d’investir dans ces sociétés, pour dissuader Téhéran de poursuivre son programme nucléaire.
Interrogée sur le point de savoir si l’Iran avait franchi le « point de non-retour » dans son programme nucléaire, Mme Livni a récusé ce terme en affirmant qu’il «sert les intérêts de l’Iran qui tente de faire croire qu’il est déjà trop tard et que le monde n’a plus qu’à baisser les bras». «Le temps joue contre nous, le monde ne peut plus se permettre d’attendre», a poursuivi la ministre israélienne.
Les Occidentaux craignent que sous prétexte de vouloir développer des applications civiles de l’énergie nucléaire, l’Iran ne cherche en réalité qu’à se doter de l’arme atomique. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a démenti à nouveau, mercredi, que son pays entendait disposer d’un arsenal nucléaire en affirmant que l’Iran n’avait «pas besoin» de la bombe atomique.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté trois résolutions contre l’Iran, dont les deux dernières comportent des sanctions, du fait de son refus de suspendre son enrichissement d’uranium.
Les six grandes puissances impliquées dans les discussions sur le dossier nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) plancheront le 21 septembre à Washington sur un projet de résolution prévoyant de nouvelles sanctions contre l’Iran, selon le département d’Etat américain.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *