RDC : élections sous haute tension

RDC : élections sous haute tension

Le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en République démocratique du Congo (RDC), William Lacy Swing, a appelé mardi les parties responsables de tirs à Kinshasa à "dialoguer" pour ramener la tranquillité dans la ville où l’échange de coups de feu a repris mardi matin.
«Les deux parties doivent commencer à dialoguer, c’est la seule façon de sauver la situation», a déclaré M. Swing au micro de la radio Okapi, parrainée par les Nations unies. Il a déploré l’accrochage lundi entre les troupes du vice-président Jean-Pierre Bemba et des éléments de la Garde républicaine (garde  présidentielle) près de la résidence privée de l’ex-chef rebelle, qui a été  visée par des tirs à l’arme lourde.
M. Swing a indiqué que l’accrochage avait commencé lundi après-midi alors qu’il se trouvait lui-même, avec d’autres ambassadeurs du Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat), chez M. Bemba pour une réunion visant à faire cesser les échanges de tirs dans la ville et à ramener le calme avant le second tour de l’élection présidentielle qui opposera le 29 octobre M. Bemba au président sortant Joseph Kabila.
Pour sa part, l’église catholique de la République démocratique du Congo (RDC) a mis en garde mardi contre les risques de "guerre  civile" et a appelé le président Joseph Kabila et le vice-président Jean-Pierre Bemba au "dialogue" pour mettre fin aux accrochages entre leurs partisans à  Kinshasa. «La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) «appelle le président Joseph Kabila et le vice-président Jean-Pierre Bemba à privilégier le dialogue, la concertation et la paix ainsi que l’intérêt supérieur de la nation», a dit  son président Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, dans une déclaration prononcée à  Kisangani (est) et diffusée par la radio Okapi.
«Kinshasa connaît depuis quelques jours une situation d’antagonisme et de conflit qui peut conduire à une guerre civile lourde en pertes civiles et aux conséquences politiques, économiques et sociales incalculables», a averti Mgr  Monsengwo, également évêque de Kisangani.
Il a invité la Mission des Nations unies au Congo (Monuc), le Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat), l’Union européenne (UE), la Force européenne (Eufor), l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) à "prendre toutes les dispositions pour faire éviter l’anarchie et le chaos et pour faire cesser les  hostilités entre les belligérants".  Mgr Monsengwo a également invité la population congolaise à "garder son calme et à s’abstenir de toute violence en refusant de céder aux appels de  nature régionaliste et ethnique".

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