Réunion à Lusaka pour la paix en RDC

Ce sommet prévu de longue date et plusieurs fois reporté est survenu au lendemain d’un nouveau coup porté au dialogue inter-congolais de Sun City, en Afrique du Sud. Les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) ont en effet menacé mardi de reprendre la localité de Moliro, évacuée il y a une semaine après une série de combats.
Le groupe a également affirmé qu’il ne retirerait pas ses forces de deux autres localités, malgré son engagement auprès de la Mission d’observation des Nations Unies au Congo (MONUC). Il a justifié ce changement par le fait que les troupes gouvernementales congolaises avaient repris la ville de Moliro, située dans l’extrême sud-est du pays. Des observateurs de la MONUC ont pourtant déclaré n’avoir « rencontré aucun soldat » dans la ville.
Les dirigeants réunis dans la capitale zambienne mercredi entendaient pour leur part exhorter le président Joseph Kabila et ses adversaires rebelles à poursuivre le dialogue et à respecter le cessez-le-feu jusqu’à la fin des assises de Sun City, le 12 avril. « Dans le fond, les dirigeants sont irrités par le fait que les différentes parties trouvent des excuses pour faire dérailler les discussions », a déclaré un diplomate africain. Des responsables zambiens ainsi que les présidents du Zimbabwe, de la Namibie, de l’Angola, de l’Ouganda et du Rwanda devaient également participer à la réunion. Reste à savoir si tous ces Etats sont également prêts à ne plus intervenir dans le conflit en RDC, en apportant leur soutien financier mais aussi militaire à chacun des camps.
Le Zimbabwe, le Namibie et l’Angola sont en effet connus pour leur appui au gouvernement de Kinshasa. Tandis que le Rwanda et l’Ouganda apportent régulièrement leur aide aux deux grands groupes rebelles du pays, le RCD pour le premier, et le Mouvement de libération du Congo (MLC) pour le second. Un porte-parole du ministère zambien des Affaires étrangères a précisé que le déploiement des casques bleus de l’ONU, encore en cours, devait aussi être discuté par la Commission militaire mixte, tout comme l’offre du gouvernement congolais de partage du pouvoir entre les rebelles et Kinshasa dans le cadre d’un « gouvernement d’union nationale ».

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