Un attentat suicide en Irak fait 9 morts et 38 blessés

Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier commis dans la capitale, depuis celui perpétré le 19 août contre le siège de l’Onu (22 morts). Il était dirigé contre un poste de police du quartier populaire chiite de Sadr City, dans le nord-est de Bagdad. « Neuf personnes sont mortes: trois policiers, cinq civils et le kamikaze », a indiqué le capitaine Sean Kirley, porte-parole de la police militaire américaine. En outre, trente-huit personnes ont été blessées, dont huit grièvement, selon le Dr Yehya Haider, médecin à l’hôpital où ont été admises les victimes. L’attentat a été commis vers 05h30 GMT, le kamikaze à bord de la voiture a réussi à franchir le poste de contrôle devant le poste, malgré l’interposition de policiers, avant de faire exploser sa voiture. « Un kamikaze à bord d’une Oldsmobile a foncé sur le barrage de la police et a essayé d’entrer dans le commissariat. Un policier s’est interposé. La voiture a explosé cinq mètres après le poste de contrôle », a dit le général Thamer al-Saâdoun, chef de la police d’urgence pour le quartier de Souk Jamila. Le capitaine Kirley a donné la même version des faits. Selon lui, l’explosion a été provoquée « apparemment par un engin explosif artisanal ». Il a ajouté que, pour essayer de franchir le poste de contrôle, le kamikaze avait d’abord ouvert le feu sur deux policiers. C’est un travail de professionnel, peut-être l’oeuvre d’un Fedayine de Saddam » (ancien corps paramilitaire), a estimé un autre policier, blessé, Saleh Abdallah, interrogé à l’hôpital. Pour lui, l’attentat « était plutôt bien organisé ». « J’ai vu une voiture Oldsmobile tenter d’entrer dans la station. Le garde a essayé de la retenir mais la voiture a foncé et est entrée dans la cour. L’un des policiers s’est approché du véhicule, a essayé d’attraper le conducteur par la chemise », a raconté Kazem Mohannad, qui venait de porter plainte pour un vol de voiture. Par ailleurs, un attaché militaire de l’ambassade d’Espagne à Bagdad, José Antonio Bernal Gomez, a été assassiné jeudi de plusieurs coups de feu à la sortie de son domicile, dans les environs de la capitale irakienne, a-t-on appris auprès du ministère espagnol des Affaires étrangères. Cet dernier était que l’attaché militaire en poste à Bagdad depuis deux ans. Agé d’une trentaine d’années, il était marié et père d’une fillette. Ce diplomate est le deuxième militaire espagnol tué en Irak depuis la fin de la guerre.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *