Un Émir saoudien assassiné en Algérie

La première réaction officielle à l’attentat qui a ciblé jeudi soir un groupe de chasseurs saoudiens près de la localité de Messaâd, dans la région de Djelfa (280km au sud d’Alger), est venue des services diplomatiques du royaume saoudien à Alger. Contacté samedi par le quotidien « Liberté », le chargé d’affaires de l’ambassade a confirmé l’assassinat du prince Tallal Ibn Abdelaziz Arrachid, âgé de 41 ans, également connu pour être un poète très populaire et le directeur de la revue littéraire « El-Fawassil ». « Cette information est avérée », a déclaré le diplomate, ajoutant que quatre blessés étaient à compter parmi les accompagnateurs de l’émir. « Le groupe a été surpris par des coups de feu tirés des hauteurs de la montagne », a-t-il dit, soulignant que les tirs nourris n’avaient pas spécialement ciblé l’émir mais tout le convoi. Il a précisé que les assaillants avaient rapidement battu en retraite sans emporter quoi que ce soit. « Ni voitures ni autres équipements », a noté le diplomate, qui a démenti toute prise d’otages. « Les forces de sécurité, dépêchées rapidement sur les lieux, sont parvenues à évacuer tout le monde », a-t-il signalé, ajoutant que la dépouille de l’émir ainsi que les quatre blessés ont d’abord été acheminés au centre de santé de Messaâd, puis à l’hôpital de Laghouat (400km au sud d’Alger) et finalement à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja à Alger. « Hier dans la soirée (vendredi, NDLR), un avion spécial dépêché de Riyad s’est chargé de leur rapatriement », a poursuivi le diplomate. L’émir Tallal Arrachid, apparenté par alliance à la famille régnante, n’en était pas à son premier voyage en Algérie, où il avait l’habitude de sillonner le grand désert. Enfant, il participait à des parties de chasse avec son père, Abdelaziz. Lors de sa dernière campagne, il était accompagné d’une suite d’une vingtaine de membres. Après cet attentat, les autorités saoudiennes ont demandé à leurs ressortissants présents dans le sud algérien de regagner le royaume. « Il y a encore deux équipes de chasse. Bien qu’elles se trouvent dans des endroits plus sécurisés, nous ne voulons pas prendre de risques. Nous avons pris toutes les dispositions pour leur évacuation », a affirmé le représentant de l’ambassade.

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