Vingt-quatre corps ont été récupérés

La flottille internationale déployée en plein Atlantique a poursuivi avec acharnement ses opérations de recherches des corps des victimes et des débris de l’Airbus d’Air France, récupérant notamment la dérive de l’avion qui s’est abîmé en mer avec 228 personnes à bord.
Les Marines brésilienne et française ont également repêché, de samedi à lundi soir, vingt-quatre corps, a annoncé le porte-parole de l’armée de l’air, le lieutenant-colonel Henry Munhoz, lors de son point de presse bi-quotidien à Recife. Le précédent décompte faisait état de seize corps repêchés. Au 8ème jour de la traque aux débris, les forces brésilienne et française, qui ont déjà repéré des centaines d’objets et des «dizaines de composants structurels» de l’avion, commençaient à collecter des pièces importantes, dans cette zone située à 1.150 km de la côte du Brésil. «Nous naviguons sur une mer de débris», a déclaré un membre de l’équipage de la frégate Constituiçao au quotidien O Globo. Des sièges, des masques à oxygène, des objets personnels tels un sac à dos, une mallette, ont déjà été collectés. Le porte-parole de l’armée de l’air, le lieutenant-colonel Henry Munhoz, a présenté aux journalistes des photos montrant un zodiac de la marine brésilienne se préparant à remorquer la dérive, un des éléments de l’empennage vertical, barré en grand par les couleurs bleu, blanc, rouge d’Air France. Huit marins étaient visibles sur la photo participant à cette délicate opération de repêchage. Le président Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé lundi que le Brésil «n’épargnerait aucun effort» pour récupérer tout ce qui est possible de l’Airbus d’Air France, en priorité les corps des victimes.
Les seize corps ont tous été transférés à bord de la frégate Constituiçao qui fait route vers l’archipel de Fernando de Noronha où elle devait arriver mardi. Un expertise préliminaire des corps sera faite sur l’île avant leur transport par avion jusqu’à l’Institut médico-légal de Recife où une morgue a été installée.
Douze appareils brésiliens et deux français participent aux recherches, ainsi que six navires dont une frégate française. Ce dispositif devait recevoir un renfort de taille avec l’arrivée prévue mercredi du sous-marin nucléaire d’attaque français Emeraude.

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