Agadir : Les partis politiques affûtent leurs armes pour les partielles du 5 octobre

Agadir : Les partis politiques affûtent leurs armes pour les partielles du 5 octobre

Les électeurs de la circonscription locale d’Agadir-Ida Outanane sont de nouveau appelés à voter pour choisir un représentant à la première Chambre du Parlement.

La course est très serrée entre les candidats en lice pour remporter ce siège. Ces élections législatives partielles viennent suite à la décision de la Cour constitutionnelle du début du mois de juillet dernier, qui a annulé l’élection du député Hamid Ouahbi (Parti authenticité et modernité) à la circonscription électorale locale d’Agadir-Ida Outanane, au titre des législatives du 7 octobre 2016, ordonnant la tenue d’élections partielles conformément aux dispositions de l’article 91 de la loi organique relative à la Chambre des représentants. La Cour a rendu cette décision suite à un recours en annulation introduit par un autre candidat dans la même circonscription, en l’occurrence Saleh El Mellouki, tête de liste du Parti de la justice et du développement, lors du scrutin du 7 octobre dernier et également maire de la ville d’Agadir.

La Cour reproche au candidat pamiste d’avoir publié en pleine campagne électorale sur les réseaux sociaux une photo de jeunes vêtus de gilets portant le symbole du parti, avec une grande image comprenant le drapeau national et l’emblème du Royaume. Ce siège vacant ouvre l’appétit à plusieurs partis politiques afin de renforcer leur présence dans la Chambre des représentants. Ainsi le PJD compte sur l’avocat Mohamed Amekraz pour ajouter un autre siège aux deux déjà remportés dans la même circonscription électorale lors du scrutin du 7 octobre dernier.  Le candidat pjdiste fera face à l’entrepreneur Mohamed El Oualaf qui est le candidat du Rassemblement national des indépendants (RNI). 

Le RNI compte déjà un siège au niveau de cette circonscription remporté par le jeune Abdellah Messoudi, l’actuel président de la commune territoriale d’Imouzzar Ida Outanane. L’Union socialiste des forces populaires veut retrouver sa position en tant que l’une des composantes politiques traditionnelles de la ville d’Agadir considérée par le passé comme son fief historique. Le parti de la rose a déjà validé la candidature de l’acteur associatif et l’administrateur au sein de la commune d’Agadir, Sidi Ali Maelainin.

A rappeler qu’un décret du ministère de l’intérieur fixe la date de dépôt des candidatures du 17 au 21 septembre à midi. Chaque candidat devra se présenter personnellement au siège de l’autorité administrative concernée. Pour la campagne électorale, la décision du ministre de l’intérieur précise qu’elle commence dès les premières heures du vendredi 22 septembre pour prendre fin le 4 octobre à minuit afin de laisser place à la préparation des bureaux de vote. En effet, la circonscription d’Agadir-Ida Outanane est très vaste et difficile à couvrir entièrement pendant la durée de la campagne électorale. Elle est en grande partie rurale. La tâche ne sera pas facile pour les candidats.

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