Benabdellah lors de l’université du PPS: Pas la peine de polémiquer autour de la date des élections !

Benabdellah lors de l’université du PPS: Pas la peine de polémiquer autour de la date des élections !

Le débat autour de la date déjà fixée des élections semble agacer le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme. «Il serait souhaitable que cette date ne fasse pas l’objet de toute polémique», lance, samedi à Rabat, Mohamed Nabil Benabdellah lors de la 4ème université annuelle de son parti consacrée au secteur public. «De toute façon, il n’y a pas moyen que les échéances électorales se déroulent dans une autre date puisqu’elles doivent avoir lieu avant la rentrée parlementaire», détaille-t-il en précisant que les points de vue filtrant de cet événement sont susceptibles d’alimenter, à la veille des élections, le programme socio-économique du parti.

Les réformes doivent se poursuivre

«Les préparatifs aux élections ne doivent pas nous empêcher de nous occuper des réformes jalonnées de défis», avance M. Benabdellah en rappelant que la Constitution prévoit l’approbation de 24 lois organiques. Pour l’heure, 19 lois ont été adoptées ou sont en cours d’adoption. Pour les autres qui restent, le PPS accorde une importance particulière à la loi relative à l’amazigh en tant que langue officielle outre l’arabe. De surcroît, le gouvernement a entrepris d’autres réformes à l’instar de celle des retraites. «Les propositions du PPS concernant le sujet des retraites ont été tenues en compte», enchaîne le SG du parti du livre sans manquer de parler de la retraite des parlementaires. «Il n’y a aucune objection dans notre parti quant à l’annulation des retraites des parlementaires».  

Gestion du secteur public

La 4ème université annuelle du PPS, qui s’est tenue sous le signe: «Le secteur public et les services publics au Maroc face aux défis de la souveraineté économique et de la justice sociale», était l’occasion pour le numéro un du parti de livrer ses regards sur ce secteur. «Notre école socialiste croit que le secteur public a toujours un rôle pionnier et devrait gérer plusieurs domaines sans se désengager des secteurs stratégiques. Le tout dans le cadre d’un partenariat public-privé», précise M. Benabdellah en rappelant que le secteur public souffre quand bien même d’écueils à surmonter.

Benkirane, l’improvisateur et l’humoriste

Le secrétaire général du PJD, qui était invité à l’événement, lui, a abondé dans le sens de l’alliance avec le PPS. «Celui qui vous accompagne et appuie depuis le début, c’est celui qui restera à vos côtés», lance Abdel-Ilah Benkirane ayant improvisé son discours qui n’a pas manqué de sens de l’humour. «Nous avons bien appris des choses du parti français portant la même fibre que vous. Par exemple, ils paient eux-mêmes les frais de leur université». Et c’était aux sympathisants du PPS présents à l’événement de lui répondre : «Pour nous c’est pareil !». «Alors si vous le désirez, le PJD peut bien les payer pour vous !», avance M. Benkirane qui s’est également adressé à Ismaïl El Alaoui en taquinant son apparat. «La barbe est un trait commun entre nous !».

Par l’occasion, le chef de gouvernement a loué les valeurs du PPS. «Les sympathisants de votre parti se distinguent par leurs bonnes manières, ainsi que leurs propos réalistes», abonde M. Benkirane sans manquer de soulever la question des élections. «Nous n’allons que féliciter celui qui remporte les élections par mérite», conclut-il.                       
Ceci étant, le parti du livre a saisi cet événement pour rendre hommage à Abdelkader Berrada, enseignant-chercheur en économie et sympathisant du PPS. «C’est une fierté pour notre parti !», indique M. Benabdellah à propos de l’économiste honoré à qui le SG du PJD a recommandé de s’afficher davantage. «Nous avons besoin de vous!», a adressé Benkirane à l’égard de Berrada.      

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