Mohammédia : Pour un siège de plus

Les partis traditionnels, en plus du PJD, se livrent une véritable guerre à Mohammédia depuis les dernières élections et notamment depuis les communales qui ont porté aux affaires Mohamed El Atouani, président RNI du conseil municipal. Ce dernier a d’ailleurs été accrédité par le parti de Mostafa Mansouri pour diriger la liste RNI. Face à Mohamed El Atouani, homme d’affaires, on retrouve deux poids lourds de l’USFP et du PJD et dont la désignation à la tête des listes de leurs partis respectifs n’est pas passée sans dissensions. C’est ainsi que Abderrahmane Azzouzi a fini par s’imposer pour diriger la liste USFP et briguer un nouveau mandat.
L’homme a derrière lui une solide carrière de syndicaliste et de conseiller communal et il est présenté comme l’une des figures qui ont conduit l’expérience socialiste qui a pris fin en 1997 à la commune de Mohammédia. M. Azzouzi, député sortant, est l’un des fondateurs de la CDT. Connu pour son sens de la négociation et de l’écoute, il est actuellement secrétaire général de la FDT (Fédération démocratique du travail).
De l’autre côté, on retrouve un député islamiste sortant qui cherche à revenir. Egalement conseiller communal, Noureddine Karbal a été choisi par ses frères pour diriger la liste de la lampe à Fédala. Non sans susciter la colère parmi les militants du PJD. Suite aux communales de 2003, l’USFP était bien placée pour se saisir de la présidence de la commune. Le PJD en a voulu autrement en décidant d’apporter les voix de ses conseillers au RNI Mohamed El Atouani. Les socialistes n’ont jamais digéré la chose et le PJD a fini par se retourner contre Mohamed El Atouani. La formation de Mostafa Mansouri compte sur M. El Atouani pour reodrer le blason du RNI dans cette ville.
Le parti de l’Istiqlal, fortement présent sur la scène locale jusqu’en 2003, essaie de revenir dans la course via une liste dirigée par l’homme d’affaires Wahid Jamai, actuel vice-président de la Chambre de commerce. Un autre homme nourrit les mêmes ambitions : le FFD (Front des forces démocratiques) Abdelfettah Sakhi, mais aussi le MP (Mouvement populaire) Abdellatif Jirari, actuel président de la commune de Aïn Harrouda. Enfin, le MDS de Mahmoud Archane et le PPS, presque sans présence à Mohammédia, tenteront leur chance par des listes confiées respectivement à Bouaâzza Kadmi, également conseiller communal, et à Noureddine Houri, pharmacien exerçant à la périphérie de la ville. Si les modifications qu’a connues le découpage électoral ont doté la circonscription de Mohammédia d’un siège supplémentaire, cela n’arrange en rien les choses dans une région célèbre pour ses joutes électorales où les protagonistes et leurs «suites» en arrivent souvent aux mains.
Mohammédia a en effet grignoté une partie de l’électoral «affecté» auparavant aussi bien à Sidi Bernoussi qu’à Ben Slimane. Les candidats qui s’y présentent devront avoir beaucoup à faire pour amadouer les voix des communes rurales de Sidi Moussa Ben Ali, Sidi Moussa El Majdoub et Béni Yakhlef qui ne dépendent plus de Ben Slimane. Mais aussi celles des électeurs de Aïn Harrouda et de Chellalat (les Cascades) qui ne relèvent plus de la circonscription de Sidi Bernoussi. En attendant le verdict des urnes, sinon le début de la campagne électorale «réglementaire», les principaux candidats préparent leurs quartiers généraux à de longues journées laborieuses.

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