Portrait : Abdesselam Bakkioui, un vétéran du PADS

Abdesselam Bakkioui a intégré la vie politique très jeune. Il était encore étudiant à la première année de la faculté de droit. «Cette tendance prématurée pour la politique, je l’ai héritée de mon père, ancien militant de l’Union nationale des forces populaires (UNFP). J’en étais sympathisant et fasciné par la personnalité d’Omar Benjelloun. J’ai vu naître en moi une inclination pour sa formation de gauche. J’ai intégré ce parti juste après sa mort, survenu le 18 décembre 1975», précise-t-il avant de poursuivre qu’il a rejoint la Chabiba ittihadia en 1976. «Je me suis de ce fait présenté sous les couleurs socialistes aux élections communales (en 1976) et par la suite aux élections législatives (en 1977). J’ai commencé à constater certains différends idéologiques avec cette formation politique. Et puis, j’étais parmi les participants au congrès du parti d’avant-garde démocratique et socialiste (PADS). Et nous nous considérons en fait comme étant la continuité du mouvement ittihadi», souligne-t-il.
Considéré parmi les leaders du PADS, Me Bakkioui a milité pour le boycott des précédentes élections. Ces campagnes de boycott ont entraîné son arrestation pendant un certain temps. Me Bakkioui précise que «le programme du PADS est complet et se compose de 30 pages s’intéressant à tous les domaines : aux problèmes du monde rural, la santé, la pêche maritime, l’encouragement des investissements…. Nous dénonçons l’impunité pour les violations des droits de l’Homme et la dilapidation des deniers publics…», assure-t-il.
Au niveau de la ville de Tanger, Abdesselam Bakkioui souligne que «nous déployons tous nos efforts pour mettre à nu les crimes perpétrés par un lobby de corrupteurs contre la ville. Nous travaillons pour restituer à la ville son apogée. Nous nous intéressons au traitement des problèmes dont souffrent le monde rural et les régions avoisinantes».
Né en 1956 au quartier populaire Béni Makada à Tanger, le jeune Abdesselam se découvre très tôt une vocation pour la politique. Son militantisme lui a permis, au fil des ans, d’être parmi les leaders du PADS. Il est, depuis la création de cette formation, le secrétaire provincial du PADS à Tanger
Bakkioui a suivi des études primaires à l’école Bni Nouceir avant de s’inscrire au lycée Moulay Slimane de Tanger. Son baccalauréat en poche, il poursuivra ses études universitaires à la faculté de droit de Rabat. Ce qui le mène à exercer la profession d’avocat. En janvier 2006, il a été élu bâtonnier des avocats de Tanger, responsabilité qu’il continue encore à assumer. Il est également considéré comme l’un des fondateurs de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH). Il a été longtemps à la tête de cette association à la section de Tanger. Il est actuellement membre de la commission administrative de l’AMDH, mais reste une figure de proue de la scène associative. Me Bakkioui est père de trois enfants.

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