Soulma Taoud : «Nous sommes satisfaits de notre travail au sein du Conseil»


ALM : A la veille des élections communales, comment évaluez-vous le bilan du Conseil de la commune urbaine de Tanger ?
Soulma Taoud : Je considère que nous avons effectué un travail remarquable. Tanger a connu, pendant les six années de notre mandat, de profonds changements par rapport à ce qu’elle était en 2003. Les Tangérois ont apprécié cette métamorphose de leur ville. Et je pense que seuls les citoyens ont droit de juger de notre gestion des affaires locales et les résultats de notre bilan au cours de ces dernières années. Nous avons réussi à moderniser les services administratifs de la commune ainsi que ses quatre arrondissements. Nous ambitionnons d’y poursuivre cette opération de modernisation par la création d’un système d’information géographique. Mais, cela ne peut se réaliser en un seul mandat, il nous faut encore du temps pour atteindre notre objectif dans ce domaine.

Quels sont les plus importants projets réalisés au cours de ces six dernières années et qui ont marqué votre mandat ?
Nous avons réalisé deux grands projets de la mise à niveau de Tanger. Nous devions aussi, au départ, faire face au problème de la propreté de la ville. Surtout que les citoyens et nous-mêmes n’étions pas satisfaits des services de l’ancienne société concessionnaire de la collecte des déchets urbains. Nous avons encouragé les habitants à s’impliquer dans les campagnes de sensibilisation à la propreté de la ville. Et les choses se sont améliorées avec la prise en charge de la collecte des déchets urbains par l’actuelle société délégataire. Nous achevons notre mandat avec une vision d’avenir de Tanger. Nous avons approuvé le plan de la mise à niveau de la ville pour la période 2009- 2013. Ce programme profite, en particulier, à des quartiers défavorisés. Je ne peux pas dire que nous avons réussi à 100%, mais en général nous sommes satisfaits de notre travail au sein du conseil de la ville.

Est-ce qu’il y a une forte participation des femmes militantes de l’USFP aux prochaines élections comme l’avaient annoncé auparavant les leaders de votre parti ?
Nous étions, en 2003, lors des précédentes élections communales, le seul parti à avoir présenté une liste avec un grand nombre de femmes candidates. Cela a profité, bien sûr, aux militantes de l’USFP au niveau de Tanger. Pour les prochaines élections communales, les femmes seront aussi bien présentes dans nos listes de toutes les régions.

Comment avez-vous vécu votre expérience de première femme vice-présidente du Conseil communal à Tanger ?
Je crois que j’ai réussi à accomplir ma mission. J’ai pu faire entendre ma voix, surtout que j’entretiens de bonnes relations avec les conseillers et qui sont basées sur un grand respect mutuel. Mais malheureusement, nous n’étions que trois femmes au conseil de la ville. J’espère que le nombre de conseillères augmentera pour bien défendre à l’avenir les intérêts des femmes et des enfants.
Comment voyez-vous la représentativité de la femme en général dans les prochaines élections?
Depuis la tenue des premières élections de 1963, la femme marocaine y était absente. Nous avons attendu une trentaine d’années, plus précisément en 1993, pour voir la première femme marocaine intégrer le Parlement. Quelque 30 femmes ont pu siéger par la suite à la première Chambre avec l’adoption en 2002 du système de la liste nationale sous le gouvernement d’alternance. Par contre, les élections communales de 2003 ont connu une très faible participation féminine.
Les femmes n’ont obtenu que 0,5% de sièges aux conseils communaux. Mais avec l’amélioration en 2009 du taux de représentativité à 12%, la voix des femmes sera bien entendue. Elles peuvent ainsi constituer un lobby au sein des conseils communaux. Ce qui leur permettra de présenter des dossiers très sensibles et mieux défendre les intérêts de la femme et de l’enfant.

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