Tour des circonscriptions électorales : Tanger : Entre la confiance des anciens et l’optimisme des nouveaux

La fièvre électorale gagne peu à peu la ville du détroit. La campagne électorale ne se limite plus à la distribution des tracts. Les candidats ont accentué, depuis la fin de la semaine précédente, leurs rencontres avec la population, leur faisant ainsi part de leur programme électoral au niveau local et national. Mais, la plupart de l’électorat affiche encore son indifférence vis-à-vis de ces législatives. Certains électeurs affichent leur manque de confiance dans ces élections, surtout que celles- ci «comportent quelques noms non autorisés à participer aux élections précédentes et des élus qui ont échoué aussi bien au conseil de la ville qu’au conseil de la région Tanger-Tétouan. Quelques-uns sont à l’origine des bidonvilles tel que celui de "Haoumat Jamaâ" au quartier populaire Bir Chifa», déclare ce chauffeur de taxi et acteur actif de la société civile tangéroise qui est déterminé à accomplir son devoir électoral le 7 septembre. Les candidats, inscrits dans les 23 listes au sein de la circonscription Tanger- Asilah, semblent bien engagés pour remporter l’un des quatre sièges. Ils se sont ainsi lancés dans une série de rencontres avec la population tangéroise ainsi que celles de la ville d’Asilah et des communes rurales tels que Had El Gharbia et Tnine Sidi El Yamani.  À cet effet, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) s’est montrée plus structurée et bien présente depuis les premiers jours de cette campagne des législatives. Bien que le choix de Omar El Yazghi ait suscité le mécontentement de certains anciens socialistes tangérois, qui se sont absentés lors des premiers meetings et rassemblements organisés par le parti. Pour certains de ses adversaires, il s’agit de quelqu’un qui ne connaît pas bien la ville puisqu’il n’y habite que depuis trois ans à peine. Mais l’agenda quotidien du groupe socialiste demeure des plus importants plaçant ainsi leur tête de liste parmi les candidats favoris pour remporter l’un des quatre sièges au sein de la circonscription Tanger-Asilah.
Les militants de la formation islamiste, Parti de la justice et du développement (PJD), semblent bien engagés dans cette course. Leur travail du terrain précédant ces législatives leur a facilité la tâche pour l’explication de leur programme, aussi bien au niveau national que local, pendant cette campagne législative. Le candidat PJD Najib Boulif, docteur d’Etat en sciences économiques et professeur universitaire, semble avoir toutes les chances pour remporter, pour la deuxième fois, un siège au Parlement. Alors que les militants du grand parti de l’Istiqlal se sont montrés plus réticents au cours de cette campagne électorale. Ce qui réduit les chances de leur candidat, le médecin Ahmed Benhsaïn, à siéger à la première Chambre. Le parti de l’Istiqlal devait être représenté localement par l’ancien député et actuel président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) de Tanger, Abdeslam Arbaïne. Ce dernier, selon son entourage, n’a pas voulu se présenter pour augmenter les chances de son frère aîné, tête de liste du RNI.
Il faut ajouter à la liste des favoris, le frère aîné des Arbaïne, Abderrahmane, et l’ancien député et homme d’affaires, Mohamed Zemmouri, respectivement têtes de liste du Rassemblement national des indépendants (RNI) et de l’Union constitutionnelle (UC). Leur campagne électorale repose essentiellement sur le soutien d’un nombre important de supporters parmi leurs familles, entourage et une importante main-d’œuvre employée dans leurs affaires. Les autres candidats de cette circonscription se disent confiants quant à leurs chances pour remporter ces élections législatives. Ils semblent tous préparés à mener la bataille qui pourrait mener vers la première Chambre.  Ces législatives ont permis à de nouveaux noms dans l’administration, des représentants de la profession libérale ainsi que des anciens élus et conseillers communaux de participer à cette expérience électorale.
Notons que 23 listes sont présentées pour quatre sièges au sein de la circonscription Tanger-Asilah, qui compte 309.686 électeurs. Alors que 48.464 électeurs devront choisir deux listes parmi les 15 présentées à la circonscription Fahs-Anjra. Cette circonscription se distingue par la candidature de la seule femme tête de liste à savoir la PJD Souad Boulaïch.  

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