Editorial

Petit bonjour

Selon toute vraisemblance et en bonne logique, les socialistes marocains de l’USFP s’acheminent vers un congrès plus «construit» et moins folklorique que  celui de la dernière fois, celui de Bouznika en juin 2008. Il a été suspendu pour de multiples raisons dont la principale est que les camarades n’étaient plus d’accord sur rien. Mais alors, rien du tout. La manière d’élire les responsables : le mode de scrutin interne, le programme, l’identité, les alliances, le leadership, la participation au gouvernement, etc. Avec cette quantité industrielle de divisions, on ne fait pas un congrès de renouveau — voire pas de congrès du tout—, on fait une foire d’empoigne dans la plus pure tradition des chiffonniers. Maintenant, les vents ont tourné. La prise de conscience semble voir le jour. Les menaces partisanes portées par le mouvement des amis de Fouad Ali El Himma commencent à se concrétiser sur le terrain. Leur parti a, de fait, vu le jour. Les déclarations de ses leaders définissent les cibles politiques à attaquer en priorité. Au-delà du PJD qui sert parfois de leurre, l’USFP est en permanence dans la ligne de mire. Dans le combat politique, quand l’adversaire est nommé, la moitié du travail est déjà faite. C’est le maximum que l’on puisse faire avec le verbe, c’est-à-dire un discours volontariste. Le reste est une question d’appareil, de métier, de capacité réelle de mobilisation, d’épaisseur historique, de maîtrise du terrain et de qualité des militants. Le match va être long, dur et plein de rebondissements. Mais, ces derniers jours, la seule question qui vaille dans le cénacle politique est de savoir si la première victime de ces «réglages politiques» hasardeux ne va pas être le ministère de l’Intérieur lui-même. S’il retombe dans ces vieux travers d’absence de neutralité, on aura tout perdu. Tout. Sous ce sinistre angle, la campagne électorale prématurée à Marrakech pour une élection partielle fait craindre les pires des  dérapages.

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