Embrayage : Comment l’Histoire a changé la donne

Un documentaire diffusé sur la chaîne franco-allemande arte et relative aux sous-marins militaires du siècle dernier montre à quel point les Américains étaient très forts. C’est simple : ces gens-là disposaient des technologies de guerre les plus avancées, dont des sous-marins nucléaires capables à la fois de lancer des ogives à têtes atomiques et d’hiverner sous l’eau pendant 20 ans sans ravitaillement d’énergie. Un vrai cauchemar pour les Russes du temps de Kroutchev et de la Guerre Froide. Quel rapport avec l’automobile ? Aucun pour l’instant. Sauf, qu’avant de poursuivre, on devrait aussi rappeler que, au-delà du domaine militaire, l’Amérique de Truman, d’Eisenhower et de Kennedy brillait de mille feux dans la quasi-totalité des secteurs industriels. Un rayonnement international qui se traduisait par une réputation de qualité et de supériorité propre à tous les produits «made in USA». A titre d’exemple, dans plusieurs grandes maisons françaises ou italiennes, les cuisines étaient équipées d’appareils Philco, Kelvinator et autre Frigidaire (si, si, avec un «F» majuscule, puisqu’il s’agit d’un modèle) de la General Electric. En automobile (on y vient enfin), les Américains étaient aussi les plus forts. Ford, Buick et Oldsmobile fabriquaient les plus beaux cabriolets et les plus grandes berlines. Des américaines aussi enviables les unes que les autres, avec là encore, un contenu technologique régulièrement avant-gardiste. Aujourd’hui, soit environ un demi-siècle plus tard, changement de donne ! Du moins pour ce qui est de l’industrie automobile. Face à des automobiles allemandes et japonaises, bardées de sophistications de confort, d’aides intelligentes à la conduite et d’artifices sécuritaires, les voitures des Big Three ne font plus le poids. Elles ont perdu les moyens de rivaliser avec des labels qui ont actuellement une longueur d’avance. La plus chic des Cadillac n’arrive pas à la cheville d’une Lexus de milieu de gamme. Le plus gros V8 de Mercury ne vaut ni un bon «six-en-ligne» griffé du logo BMW, ni le «Flat-6» d’une Porsche 911. Que s’est-il passé ? Qui a fait couler l’automobile de l’Oncle Sam? Pourquoi les Américains eux-mêmes désaffectionnent leurs propres labels automobile ?
Une chose est sûre, les constructeurs américains ont un sérieux retard à rattraper. Seule solution: faire comme les Japonais, les Allemands et même les coréens. Se mettre au travail !

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