Honda Accord i-CTDi : reçue avec “mention”

Avec le nouveau i-CTDi, Honda réintègre non seulement le mot Diesel dans son vocabulaire, mais lui donne toute la noblesse que peuvent avoir ses six lettres. En effet, après de multiples tentatives effectuées en collaboration avec d’autres constructeurs (Rover et Isuzu notamment), le constructeur nippon, dont la réputation de grand motoriste n’est plus à prouver, s’est résigné à développer un moteur à gazole par ses propres ingénieurs. Et, coup d’essai, coup de maître ! Car, avec ce 2.2 litres, baptisé i-CTDi (pour «intelligent-Common rail Turbo Diesel injection»), c’est toute la sophistication possible en la matière qui a été intégrée dans le bloc qui loge sous le capot de l’Accord. Objectif : réaliser l’accord parfait entre un moteur à gazole et une familiale qui jusqu’ici a toujours brillé par ses qualités dynamiques, dont un remarquable silence de fonctionnement. Mais avant de prendre son volant pour s’en convaincre, revenons un peu sur sa silhouette statutaire.
L’Accord n’est pas une berline pour plaisantins ou petits frimeurs. Ce pourrait être à cela que renvoie sa carrosserie aux lignes tendues et au regard si agressif. Idem pour le profil dont la ceinture de caisse haute et les surfaces épurées dégagent à la fois une impression de solidité et un soupçon de sobriété. La malle imposante reçoit des feux rectilignes et, dans cette version, l’épigraphe distinctive : i-CTDi. Quant aux jantes en alliage léger de 16 pouces, il reste intéressant de rappeler qu’elles équipent toutes les finitions de l’Accord. Car, pour ce produit comme pour la citadine Jazz, l’importateur marocain de Honda joue résolument la carte de l’équipement riche. Une donne encore plus perceptible à bord. On y retrouve l’ambiance qui a, jusqu’ici, considérablement contribué à faire la réputation de l’Accord. On apprécie le dessin de la planche de bord et les garnitures sont du plus bel effet, à l’image des placages façon carbone qui habillent la console centrale. Et même si notre version d’essai n’est qu’une finition Sport, c’est-à-dire la moins luxueuse des deux livrées disponibles, elle reste pourtant loin d’être dépouillée : clim automatique à régulation électronique séparée (gauche/droite), lecteur CD frontal avec commandes satellites au volant, régulateur de vitesse, miroirs de courtoisie éclairés (dans les pare-soleil), essuie-glace avant à enclenchement automatique et capteur de pluie… le tout, sans omettre la sécurité. Dans ce dernier registre, on retiendra la présence de huit airbags (frontaux, latéraux et rideaux) et des aides à la conduite, qui veillent à la sécurité active : ABS, ETCS (antipatinage des roues), VSA (contrôle de trajectoire)… Que de systèmes gérés par l’électronique et permettant au conducteur de garder une meilleure maîtrise du véhicule dans les situations les plus critiques. Vient enfin le moment de tourner la clé de contact…
Dire que le moteur de cette voiture est aussi silencieux que celui d’un véhicule électrique serait une flagrante complaisance, surtout durant les cinq premières minutes qui suivent le démarrage du moteur. Ceci étant, il n’en demeure pas moins que l’Accord Diesel n’est pas bruyante. Elle est plutôt mélodieuse ! Comprenez par là que la sonorité feutrée que dégage le 2.2 i-CTDi à hauts régimes s’inscrit bien loin des grondements et claquements typiques aux turbo diesel classiques. Cette musicalité presque sportive, mais assez discrète, est en fait le léger sifflement de la rampe commune d’injection. Quant aux vibrations, pas la peine de faire l’oreille fine : il n’y en a pas ! Et pour cause, rien n’a été laissé au hasard en matière d’isolation pour ce bloc, à la fois compact et réalisé tout en aluminium, qui reçoit notamment un double encapsulage phonique (supérieur et inférieur). Les 140 chevaux de puissance s’accompagnent d’un couple moteur élevé : 340 Nm, ce qui se traduit par des accélérations énergiques et un comportement plus qu’alerte. Les performances mécaniques sont de premier ordre et ont permis à cette version de battre 19 records de vitesse. La consommation, elle, reste un cran, inférieure par rapport à la concurrence (y compris allemande) avec notamment un petit 5,4 litres au 100 km en cycle mixte.

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