Hyundai Sonata : En attendant le diesel

Hyundai Sonata : En attendant le diesel

Jusqu’ici, pour rouler en grande berline badgée Hyundai, le jeune manager ou cadre moyen de la place devait soit «se contenter» de l’Elantra, soit «rêver» de la Genesis qui est bien au-delà de ses moyens. Aujourd’hui, l’écueil est levé, puisque l’importateur du premier constructeur coréen a introduit dans son catalogue la nouvelle génération de la Sonata. Une berline statutaire avec laquelle Global Engines réclame désormais sa part du gâteau dans le segment des Volkswagen Passat, Honda Accord et autre Opel Insignia. Seul bémol, cette nouvelle Sonata ne sera pas disponible en diesel avant plusieurs mois, si ce n’est en 2012. En attendant, rien ne l’empêchera de se faire des clients. D’une part, parce que l’essence n’est pas mort et qu’il compte encore beaucoup d’adeptes. Puis, d’autre part, parce que cette coréenne a bel et bien de beaux restes à faire valoir.

I Une ligne fluidifiée
Le «Fluidic Sculpture», vous connaissez ? Ce vocable imaginé par les marketeurs de la marque a été retenu pour désigner la nouvelle tendance stylistique de Hyundai. En gros, elle s’articule autour de lignes fluides et ondulées, ainsi que des phares angulaires flanqués sur une face avant au traitement hexagonal. Des éléments de carrosserie que l’on retrouve sur la i10 restylée, sur le ix35 et sur cette nouvelle Sonata. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la séduction est bien au rendez-vous, même si le regard de cette coréenne déborde un cran d’agressivité. Pour la partie arrière, on préfèrera parler de style «très osé», comme l’atteste une malle courte et légèrement inclinée, ainsi que des blocs de feux en pleine harmonie avec les nervures qui courent le long de la carrosserie. Le profil, lui, inscrit la Sonata dans la veine de ces berlines d’un nouveau genre, ayant toutes comme point commun, un pavillon fortement arqué comme s’il s’agissait d’un coupé à quatre portes. Un pavillon qui, dans la configuration la plus chic (pack «Luxe»), devient totalement vitré et ouvrant au-dessus des places avant. De quoi baigner l’habitacle de lumière…

I Un salon au diapason
On ne va pas le réécrire à chaque fois, mais au risque de nous répéter, force est de reconnaître que les Coréens ont fait d’énormes progrès en matière de construction automobile. Cela se voit, se ressent et se vérifie à bord de cette nouvelle Sonata, dont le poste de conduite autant que les matériaux qui le recouvrent témoignent d’une montée en gamme. Quelques exemples pour s’en convaincre ? Le cuir de la sellerie est surpiqué, le plastique ou «slush» de la planche de bord est soft au toucher, tandis que les commandes de la console centrale sont bien agencées et leurs accostages assez précis. À ce niveau, la Sonata n’a rien à envier à ses rivales de marques généralistes. Preuve aussi que cette berline est pleinement en phase avec son temps (et avec les références européennes), elle dispose de quelques aspects pratiques, modernes et bienvenus, comme le démarrage par bouton-poussoir, les diffuseurs d’air aux places arrière, la possibilité de connecter un iPod (via câble USB) et le rabattement électrique des rétroviseurs. Et avec une longueur de 4,82 mètres, la nouvelle Sonata est loin d’usurper son étiquette de berline familiale capable de faire voyager cinq adultes et leurs bagages, lesquels logent aisément dans un coffre de 523 litres.

I Un moteur, trois finitions
Sous le capot, et en attendant l’adoption d’un tout nouveau Diesel CRDi, seules des motorisations essence (atmosphérique, turbo ou hybride) animent actuellement cette sixième génération de la Sonata. Parmi elle, l’importateur a retenu le 2.0 litres essence de 165 chevaux, qui, allez le croire ou non, consomme moins en boîte automatique qu’en transmission manuelle et ce, quel que soit le cycle de conduite. En cycle mixte, cela donne 8,0 l/100 km (BVM6) contre 7,6 l/100 km (BVA6). Voilà probablement pourquoi l’importateur propose la boîte auto dès le second niveau. Il faut ainsi savoir que la Sonata est proposée en trois niveaux d’équipement : Prestige, Premium et Luxe. Le premier va bien au-delà de l’essentiel, incluant notamment, la climatisation automatique, l’autoradio CD-MP3 (avec 6 HP, commandes au volant, prise et câble USB), l’ordinateur de bord, le siège conducteur réglable électriquement, le radar de recul, l’allumage automatique des phares, le capteur de pluie, des jantes alu de 17 pouces et même une alarme antivol. Le second package ajoute principalement le régulateur de vitesses, les aérateurs aux places arrière, l’accès sans clé et le démarrage par bouton-poussoir, ainsi qu’un chargeur 6 CD. Plus étoffée et même embourgeoisée, la dotation la plus chic s’habille intérieurement de cuir, se coiffe du toit panoramique en verre (ouvrant à l’avant), chausse des roues de 18’’ et voit mieux la nuit grâce à ses phares au xénon. Sans oublier que le passager avant profite lui aussi d’un siège réglable électriquement…
Reste à signaler (par souci d’objectivité) un équipement plébiscité par la clientèle ciblée, mais curieusement absent : le kit Bluetooth pour téléphone. La Sonata n’aime visiblement pas le conducteur qui téléphone au volant. Car, justement, elle ne fait pas l’impasse sur la sécurité, offrant d’emblée toute la panoplie en la matière à savoir, les freins à antiblocage (ABS), le contrôle de trajectoire (ESP), six airbags (frontaux, latéraux et rideaux).
Selon la directrice marketing et commerciale de Global Engines, la nouvelle Sonata a largement du potentiel pour réaliser son objectif de ventes, soit une centaine de ventes en année pleine. Ce n’est pas faux et c’est même très réaliste au vu du look et du positionnement tarifaire du véhicule, lequel oscille entre 269.000 et 329.000 DH. Reste à le faire savoir ou à savoir le vendre.


Toutes les versions, tous les prix (TTC)
2.0 l essence BVM6 Prestige    269.000 DH
2.0 l essence BVA6 Premium    299.000 DH
2.0 l essence BVA6 Luxe    329.000 DH

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