Mazda 3 1.6 l Ess 4P : encore plus civique

Mazda 3 1.6 l Ess 4P : encore plus civique

Légèrement restylée il y a quelques mois, la Mazda3 aura permis à l’importateur marocain de la marque, Jama Auto (groupe Smeia), de réaliser une légère progression (+20,2%) dans ses ventes de voitures particulières. Même à l’échelon mondial, la «3» fait figure de locomotive des ventes pour Mazda, notamment sur les marchés européens où la version Diesel (1.6 MZ-CD) connaît un grand succès. Mais à défaut de disposer de ce moteur au Maroc (pour cause d’indisponibilité de gazole à 50 ppm en taux de soufre), c’est avec le 1.6 essence que la Mazda3 continue à faire son bonhomme de chemin. Et aux yeux de beaucoup de gens, son point fort, c’est le design.
En effet, la ligne extérieure de cette voiture montre bien que la "banalité" reste un terme banni dans les bureaux de style de ce constructeur japonais. Pour autant, les designers ne se sont pas trop risqués lors du restylage de ce modèle. Evolutions sans révolution, dira-t-on certes, mais sans complexe, puisque différents atours sont toujours d’actualité et surtout assez accrocheurs des regards. La Mazda3, c’est un ensemble constitué de surfaces fluides, d’un pavillon dynamique et arqué, ainsi que d’une face avant très expressive qui, dans cette finition "Elegance" intègre des antibrouillards encastrés. Par rapport à beaucoup de ses rivales (tri-corps), la Mazda3 affiche une malle arrière réussie et en parfaite harmonie avec le profil général. Une malle, visuellement peu encombrante, mais qui fait en tout cas profiter la Mazda3 d’une capacité de chargement de 413 litres ; et si besoin est, les dossiers rabattables permettent de passer à un volume de 675 litres. Enfin, dernier détail extérieur intéressant, les belles jantes en aluminium, chaussées de pneus de 16 pouces… Un plus, quand la plupart des berlines concurrentes reposent sur du 15’’.
Si, extérieurement, la Mazda3 n’a pas vraiment changé, c’est aussi le cas à l’intérieur, mais dans une moindre mesure. Comprenez par là, que certains éléments nouveaux apportent une touche d’élégance bienvenue. A commencer par cette belle barrette en bois noir laqué dit "Piano Black", qui traverse la quasi-largeur de la planche de bord. Idem pour la sellerie le tissu à deux tons qui habille la sellerie de cette finition "Elegance". On apprécie aussi la présentation très moderne de la console centrale qui fait presque croire que l’on est dans un véhicule du segment supérieur. Pour la touche sportive, elle est assurée par le volant à trois branches, ainsi que la forme conique et profonde des compteurs sur fond blanc. On apprécie la présence d’espace de rangement autant que l’habitabilité, y compris aux places arrière. Côté équipement, la Mazda3 se veut complète dans cette finition Elegance offrant, notamment, des airbags (frontaux, latéraux et rideaux), une climatisation automatique, les quatre vitres et rétros électriques, un ordinateur de bord, ainsi qu’un autoradio commandé au volant, relié à 4 haut-parleurs et intégrant un changeur 6 CD.
L’ABS, couplé à un répartiteur (EBD), fait également partie de la dotation et participe au comportement sein du véhicule. C’est, en gros, l’impression ressentie au fil des kilomètres parcourus au volant de la Mazda3. Bien posée sur la route, cette Mazda se révèle assez rigoureuse et confortable, bénéficiant d’un amortissement à la fois moelleux pour les occupants et suffisamment ferme pour appréhender les courbes à vive allure. Normal, châssis et trains roulants ont été revus à l’occasion de son restylage l’an dernier. Quant au 1.6 l essence et ses 105 chevaux, il s’avère tonic, assez plaisant à conduire et finalement suffisant pour faire de cette Mazda une compacte polyvalente. Car, à l’aise sur l’autoroute, la «3» l’est autant en ville, profitant de ses reprises pour mieux évoluer sur les artères encombrées et de sa compacité pour pouvoir se garer plus facilement. Et à défaut de performances et de puissances de haut niveau, son moteur essence brille par ses valeurs de consommation : 6,9 l/100 km en moyenne et même 5,7 l/100 km en cycle extra-urbain. Qui a dit que l’essence n’était plus intéressant ?

Le verdict :
Pour ceux qui se sont fait une overdose de berlines compactes européennes, une japonaise comme la Mazda3 a largement les moyens de jouer la différence, même sans Diesel. Que peut-on reprocher à cette berline, disposant d’un vaste coffre, d’un équipement intéressant, d’un moteur relativement sobre et en somme assez agréable à conduire ? Certes, on entend encore quelques voix crier, aujourd’hui, que les pièces de rechange sont indisponibles. Un vrai cliché, lorsqu’on sait que l’importateur marocain, directement relié au constructeur japonais, compte non seulement un important stock de pièces détachées, mais peut s’en faire livrer dans des délais assez rapides. Dès lors, un argument aussi infondé ne peut être qu’un frein à l’achat, d’autant plus que la Mazda3, dans sa version Elégance, s’affiche à 225.000 DH et reste accessible à partir de 198.000 DH.

La technique :
1598 cm3. 4 cylindres en ligne, à injection électronique et 16 soupapes. 105 ch/145 Nm. Boîte mécanique à cinq vitesses. 6,9 l/100 km en consommation moyenne. 185 km/h en vitesse de pointe. ABS+EBD. Jantes en alu et pneus de 16’’.

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