Nissan GT-R : Un rendement exceptionnel

Nissan GT-R : Un rendement exceptionnel

Si Nissan est bien connu pour sa large gamme de 4×4, il est aussi l’un des grands spécialistes de l’archipel en matière de coupés. Et si la grande majorité connaît le sulfureux 350Z, les puristes ou aficionados de la marque admiraient depuis toujours l’emblématique coupé Skyline GT-R et attendaient depuis un moment son remplaçant.
C’est désormais chose faite avec la présentation, au Salon de Tokyo, du nouveau coupé GT-R, qui abandonne l’appellation Skyline. Un modèle au look racé même si certains jugeront sa ligne extérieure un peu trop chargée.
En fait, la robe de cette supercar n’a pas pour but de susciter l’émotion ou l’émerveillement dans l’œil du commun des mortels. Non. Le physique de cette japonaise a été taillé dans un souci d’efficacité eu égard aux hautes performances revendiquées. Les spoilers, extracteurs, écopes latérales et autres artifices sportifs ne sont pas là que pour faire joli : ils contribuent activement à l’aérodynamique de l’auto. Le constructeur annonce d’ailleurs un Cx (coefficient de pénétration dans l’air) de 0,27.
Dans la même veine, châssis et trains roulants ont été pensés pour suivre les hautes performances dont est capable le nouveau coupé GT-R. On en retiendra notamment une transmission à quatre roues motrices très perfectionnée (ajustant en permanence la distribution du couple moteur entre les trains avant et arrière en fonction de l’adhérence) ; des freins à disques ventilés et percés avec étriers Brembo monoblocs offrant une puissance de freinage extraordinaire, ou encore des amortisseurs Bilstein réglables sur 3 positions (Piste, Sport et Confort). A ce juste titre, le constructeur japonais met l’accent sur le pedigree mécanique de son dernier-né et le présente comme «la supercar du 21ème siècle, pour tous, partout et pour tous les jours».
«Pour tous les jours», car cette nouvelle génération du coupé GT-R profite d’un gabarit toujours moyen, pour une utilisation quotidienne, mais aussi parce que «car ni l’été, ni l’hiver, ni le jour, ni la nuit ne lui font peur, bien au contraire» dixit le constructeur. Par cette affirmation, il faudrait aussi comprendre que le véhicule est taillé pour croiser sur toutes les surfaces et même s’attaquer aux meilleures sportives du moment. Et si en matière de voiture de sport, la noblesse mécanique commence généralement à partir d’un huit cylindres, les choses sont autrement différentes chez Nissan. En effet et c’est ce qui fait toute la singularité de ce modèle, son capot se contente d’abriter un six cylindres. Mais pas n’importe lequel : un V6 bi-turbo twin-turbo de 3,8 litres de cylindrée développant une puissance (plus
qu’honorable) de 480 chevaux, pour un couple de 588 Nm. C’est colossal pour une voiture de cette niche de segment (supercars) où généralement, seul un V8 est capable d’offrir à un bolide de hautes performances. Celles (les performances) du nouveau GT-R sont éloquentes : le 0 à 100 km/h est exécuté en 3,5 secondes seulement, tandis que la vitesse de pointe atteint 310 km/h ! C’est là un rendement unique et même exceptionnel pour un coupé à moteur V6. A tel point que le coupé GT-R est capable de lorgner sans vergogne une Porsche 911 Turbo. Cela d’autant plus que le bolide de Nissan est également une voiture au rapport qualité/prix imbattable. Son prix devrait osciller entre 65.000 et 70.000 euros, soit la moitié de ce que coûte une GT italienne ou allemande.
Que d’éléments qui nous amènent à penser que le nouveau GT-R est peut-être le plus abouti et techniquement le plus pointu de toutes les automobiles à hautes performances jamais conçues par Nissan.

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