«Passantes» : un étalage qui vaut le passage

«Passantes» : un étalage qui vaut le passage

Visiblement très inspiré par Baudelaire et son ouvrage monument, «Les Fleurs du mal», Brahim Benkirane a choisi d’intituler son exposition de photos par le mot «Passantes». Un «hommage à toutes celles, si furtives soient-elles, qui laissent un souvenir impérissable inexpliqué» dit-il avec toute la délicatesse –verbale et gestuelle– que son entourage lui connaît. Mais d’abord, qui est cet homme ? D’où vient-il et que veut-il ? Voilà autant de questions qui expliquent pourquoi dresse-t-on, ci-dessous, un pseudo-portrait de ce Franco-marocain, qui «se définit comme un passeur entre les cultures, tant au niveau personnel que professionnel». Un homme qui semble être né pour être artiste-photographe. Aujourd’hui, il a non seulement déjà réalisé son rêve, mais il en fait part –ne serait-ce qu’en partie– au grand public. Comment ? À travers l’exposition «Passantes», qui a débuté le 17 mars et qui se tient jusqu’au 10 avril prochain à Casablanca dans l’espace «Corniche Expo» d’Alfa Romeo et Lancia.
Un «petit» événement artistique, serions-nous tentés de dire tant est méconnu l’artiste en question. Pour autant, «Passantes» a bien eu droit, la semaine dernière, à un vernissage en bonne et due forme. L’occasion de découvrir une vingtaine de clichés pris par M. Benkirane ici et là, à travers le temps et l’espace. Car ce «citoyen du monde» a pas mal voyagé, avec comme inconditionnel joujou dans son sac à dos un appareil photo professionnel. Du Népal au Kazakhstan en passant par la Chine et autres recoins où «la magie de l’Asie opère», comme il aime à le raconter…. Brahim a immortalisé quelques «moments de découverte et de rencontres, cueillis dans leur lumière et la beauté des regards». Un fasciné-né que seul l’objectif de son appareil photo arrive à combler, mais qui ne jure que par le noir et blanc, comme le veut le grand art photographique et comme en témoignent ses œuvres. Et le moins que l’on puisse dire c’est que celles-ci n’ont pas laissé de marbre les nombreux convives venus découvrir cet artiste, à la fois sympathique et atypique. Preuve en est d’ailleurs que Brahim a toujours aimé exposer dans des lieux qui ne sont pas spécifiquement réservés à la culture. Quant au fait de réunir l’automobile et la photographie, Brahim Benkirane considère qu’exposer auprès de marques telles qu’Alfa Romeo et Lancia est bien plus qu’une simple opportunité. Il reconnaît en ces marques italiennes «une sensibilité à l’art indiscutable» qui fait écho à sa propre sensibilité.
De son côté, Fiat Group Automobile Maroc (FGAM), partenaire qui s’est associé à cette exposition, réalise de nouveau une belle opération d’image correspondant à l’étiquette premium de ses deux marques chic. «Corniche Expo est bien plus qu’un espace d’exposition de nos véhicules. Aujourd’hui, même des marques automobiles peuvent s’investir dans la promotion de l’art marocain, et c’est exactement ce qu’entendent développer Alfa Romeo et Lancia au Maroc», a déclaré Youssef Touhami, directeur Marketing et Communication de FGAM. Lui aussi est un artiste, mais dans sa propre discipline : le grand management automobile.

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