Volvo S40 2.4 ess : Une réputation sûre

Volvo S40 2.4 ess : Une réputation sûre

Lancée en tout début d’année sur les principaux marchés européens, la Volvo S40 n’aura pas tardé à débarquer au Maroc, juste le temps de voir cette remarquable campagne publicitaire faire l’actualité pendant quelques semaines sur les chaînes TV du Vieux Continent. Souvenez-vous du «Mystère de Dallarö», ce court métrage, fictif, qui s’interrogeait sur les raisons pour lesquelles tous les habitants d’un village en Suède ont acheté, le même jour, la S40…
Une belle opération marketing, pour une séduisante suédoise, mais aussi l’une des plus belles berlines européennes actuelles. Plus précisément, la S40 est le modèle d’entrée de gamme de la marque de Göteborg, mais assurément pas une Volvo au rabais.
En témoignent ses équipements de confort et de sécurité et ses motorisations à la hauteur, à l’instar de notre version d’essai, équipée d’un 2.4 l de 140 ch. Mais avant tout, la S40 adopte un style homogène à tous les autres modèles de la gamme.
Plus qu’un air de famille, la S40 s’apparente de façon troublante à une S60. On peut même en conclure que c’en est une en réduction, même si la différence en longueur n’est que de 11 cm. D’où d’ailleurs, un capot visuellement (et dans les faits) plus court, bien marqué par les deux nervures en V. Proéminente, la calandre met bien en évidence des blocs de phares en retrait, détail propre aux Volvo actuelles. Bien entendu, le signe le plus fort de cette signature esthétique reste incontestablement cet épaulement qui marque la ceinture de caisse (haute) et se prolonge jusqu’à l’arrière en sculptant le contour extérieur des feux. Marqué par une forme légèrement arquée, le profil se démarque aussi par une lunette très inclinée, voire fuyante et en quasi-prolongement avec la poupe râblée.
Avec 4,47 m de long, la nouvelle S40 est plus compacte que celle qu’elle remplace, mais elle est pourtant plus spacieuse à bord. Ceci dit, l’habitabilité au niveau de la banquette arrière ne bat pas des records, tout comme la malle du coffre, qui n’affiche que 404 litres, soit un volume tout juste correct par rapport aux concurrentes du même segment. A noter que ce coffre présente un seuil de chargement assez haut, mais se rattrape par son plancher d’emblée et uniformément plat, même lorsque la banquette (1/3, 2/3) est fractionnée. Une manoeuvre, qui plus est, reste facile à accomplir.
A l’avant, la S40 préserve la réputation de Volvo en matière de dessin des sièges. Galbés et dotés d’appuis-tête actifs (anti coup-du-lapin), ils disposent aussi de réglages en tout genre (recul, rehausse, inclinaison et soutien lombaire). La planche de bord est agréable de visu comme au toucher et reste difficilement critiquable, tant par la qualité des matériaux que celle de l’assemblage et des accostages. Mais c’est surtout le dessin de la console centrale en cascade qui en fait toute l’originalité. Faut-il rappeler que le pays d’Ikea est l’un des plus réputés en matière de design industriel et particulièrement pour ce qui est du mobilier d’intérieur ? Pas de doute donc, on est bien à bord d’une voiture scandinave. Par ailleurs, la dotation de série inclut d’emblée des équipements de confort comme la climatisation automatique à régulation électronique, l’ordinateur de bord, le changeur CD avec commandes au volant ou encore les miroirs de courtoisie éclairés. En bonne Volvo, la S40 ne lésine pas sur la sécurité, protégeant ses occupants d’airbags frontaux, latéraux et rideaux. Elle a d’ailleurs décroché les cinq étoiles aux fameux crash-tests EuroNCAP. En revanche, les aides de conduite, comme l’antipatinage (DSTC), ne font pas partie de la livrée de base.
Peu importe, cette nordique, qui se démarre par une puce déguisée en clé de contact, se montre d’emblée assez policée. Accouplé à une boîte automatique «Geartronic», ce 2.4 l cinq cylindres a de quoi plaire en termes de souplesse et de progressivité. Avis aux pères de famille peu sages et aux femmes caractérielles : pour fouetter les 140 chevaux qui sommeillent sous le capot, rien ne vaut un bon kick-down, ou alors de passer en mode séquentiel, histoire de tirer toute la quintessence du moteur à chaque rapport.
Sur la route, la S40 est typée confort en termes de suspensions, tout en profitant de l’efficacité de son châssis. Celui-ci a d’ailleurs déjà fait ses preuves à travers les Ford Mondeo et Mazda 6, avec lesquelles, la S40 partage la même plate-forme, économie d’échelle oblige. Enfin, côté performances, la petite Volvo tire son épingle du jeu avec une vitesse de pointe de plus de 200 km/h et une consommation moyenne établie autour des 8,5 l/100 km.

Le verdict :
Dotée d’un style très original, celui de ses grandes soeurs (S60 et S80), la S40 peut aussi mettre en avant son habitacle confortable et accueillant, ainsi que ses qualités dynamiques et son agrément de conduite procuré par son cinq cylindres. Elle réunit donc tous les ingrédients qui font d’elle une bonne familiale, même si le volume de son coffre n’a rien de «déménageur». Quant à ceux qui trouvent trop cher les 378.000 DH nécessaires à l’acquisition de cette version, une autre plus abordable et à l’équipement quasi-similaire présente actuellement un bon compromis. En effet, jusqu’à la fin de l’année, l’importateur marocain propose la S40 1.8 au prix fort compétitif de 319.000 DH. Très intéressant pour une familiale premium.

La technique :
2.435 cm3. 5 cylindres en ligne, à injection électronique indirecte et 20 soupapes. 140 ch/220 Nm. Boîte automatique Geartronic à cinq vitesses et mode séquentiel. 8,4 l/100 km en consommation moyenne. 205 km/h. ABS+EBD+EBA (répartiteur et amplificateur de freinage). Jantes alus et pneus de 16 ».

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