Café Politis : Prémunir notre jeunesse contre la radicalisation !

Café Politis : Prémunir notre jeunesse contre la radicalisation !

Ce mercredi 23 janvier l’agora mensuelle des associations Marocains Pluriels et La Sqala avait choisi un thème particulièrement d’actualité : il y a tout juste un mois notre pays tout entier avait été révulsé par l’acte barbare qui avait coûté la vie à deux jeunes Scandinaves, Louisa et Maren.

A quoi bon se réfugier dans le déni, oui -à l’instar de tant et tant d’autres endroits du globe -nous hébergions en notre sein des terroristes capables du pire.

L’indignation avait été unanime, pourtant il nous faut franchir un cap et prendre à bras-le-corps ce mal qui ronge notre humanité. Nos services de sécurité font un travail remarquable mais il est du devoir de tout citoyen de contribuer à l’éradication de ce mal !

Comment ?

C’est l’une des principales questions auxquelles le Café Politis souhaitait apporter des réponses, pour cela le panel choisi était particulièrement à la hauteur : lors de ce débat d’une rare intensité ayant duré 2h et demie, les points de vue de la culture, de la famille, de la religion et de la sécurité ont été abordés avec brio, avec Phinith Chanthalangsy du Bureau de l’Unesco à Rabat, madame Soad Begdouri El Khammal, présidente de l’Association marocaine des victimes du terrorisme,  Moulay Abdellah Cherif Ouazzani, docteur en islamologie, et le commissaire divisionnaire représentant la DGSN dont l’apport a donné à ce Café Politis une densité encore plus grande. Il faut également dire que le public composé d’environ 150 personnes- dont un grand nombre de jeunes- était particulièrement intéressé et curieux de trouver des réponses à ses innombrables questions…

Un point est revenu tout au long du débat : «Que faire si nous remarquons un changement de comportement inquiétant chez l’un de nos proches ?».

La réponse a été claire: la sécurité du pays passe aussi par nous tous, les citoyens. Si l’un des nôtres, un jeune notamment, commence à «changer», non seulement physiquement mais aussi dans son comportement vis-à-vis de sa maman, de ses sœurs, s’il se «coupe de l’affection de sa famille», s’il se renferme…n’ayons pas peur de la DGSN, elle ne sera pas dans la répression mais alors dans la prévention et si effectivement ce changement est révélateur d’embrigadement, de radicalisation elle nous sera d’une aide précieuse.

Nous ne devons pas craindre non plus d’alerter la DGSN si nous remarquons quelque chose qui nous paraît suspect, il ne s’agit nullement de délation mais bel et bien d’un devoir de responsabilité, peut-être «n’y a-t-il rien» mais alerter est un devoir de précaution. La DGSN saura faire la part des choses…

Sur cette question ce sont Madame Soad El Khammal et le commissaire divisionnaire qui ont été particulièrement sollicités, d’autant plus que l’une des informations très fortes transmises lors de ce Café Politis est que si auparavant il fallait plusieurs mois pour «radicaliser» un jeune, aujourd’hui les réseaux sociaux font qu’hélas en une semaine un jeune peut «se faire bouffer le cerveau» et basculer !De leur côté Phinith Chanthalangsy et Moulay Abdellah Ouazzani ont su apporter un éclairage très pointu sur la culture en tant que «clé» et l’Islam, son vrai message et ses vraies valeurs. D’ailleurs nombreux ont été les jeunes à souhaiter garder le lien avec Phinith Chanthalangsy afin de tisser un partenariat et Moulay Abdellah, quant à lui, a promis de revenir parler de notre religion à la faveur de la sortie de son livre «L’Islam en otage».

L’intensité de cette rencontre a montré -outre que la DGSN sait parfaitement abattre les frontières qui peuvent subsister, avec les citoyens- il était de salubrité publique d’organiser ce type de débats dans toutes les régions du Maroc car notre sécurité est aussi notre affaire !

A titre personnel j’ai retrouvé dans ce débat un leitmotiv qui me tient particulièrement à cœur : «l’amour» et un slogan que je me suis confectionné et qui guide mes pas en ce domaine: «Face à la fascination de la mort que certains exercent sur nos jeunes, donnons-leur l’envie de vie !».

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