Hors-jeu : Le silence des agneaux

Le directeur technique national, Rachid Taoussi, a enfin retrouvé la parole pour fustiger l’entraîneur national Cuelho de tous les maux. Dans une longue interview accordée à notre confrère «Al Mountakhab» Taoussi a jeté tout son venin sur Cuelho en lui faisant porter toute la responsabilité de la déroute de l’équipe nationale. Il l’a ainsi accusé d’avoir été à l’origine de l’élimination de l’équipe nationale du Mondial, da la démoralisation de plusieurs joueurs professionnels et d’un comportement indigne envers Mustatha Madih quand il l’a évincé de son poste d’entraîneur –adjoint. 
Tout cela est vrai, sauf qu’il fallait le dire en son temps. Mais de là à ce que Taoussi se targue d’avoir accompli parfaitement son travail de DTN, c’est pousser trop le bouchon de … l’autosatisfaction. C’est même faire fi de toute déontologie quand on sait ce qui est advenu des équipes nationales (junior et cadet) et surtout de la suspension du championnat national Junior. Un crime contre la jeunesse et un coup dur pour la relève d’un football qui est à terre parce que justement chacun accuse l’autre de la défaite et se disculpe.
C’est facile à dire. C’est encore plus facile d’affirmer que le staff de la direction technique allait démissionner pour dénoncer les agissements de l’entraîneur Cuelho. Et que s’il a renoncé à cette ultime décision, c’est pour ne pas envenimer la situation et préserver la cohésion autour de l’équipe nationale.
Taoussi nous refait le même coup du bureau fédéral de la FRMF qui comptait, lui aussi, démissionner sauf qu’il a considéré qu’il n’était pas convenable de quitter un bateau qui coule. Personne n’est dupe sauf ceux qui prennent les gens pour des dupes. On aurait apprécié le courage de Rachid Taoussi s’il avait dénoncé le comportement de Cuelho en son temps avant que notre football ne sombre dans la léthargie actuelle. Il aurait pu alors sauver les meubles en provoquant un petit scandale au sein de la fédération pour que nos responsables puissent rectifier le tir mouillé de l’entraîneur portugais. Mais Taoussi ne l’a pas fait comme il n’a pas réagi quand il a été, lui-même, révoqué par Cuelho de son poste d’entraineur-adjoint. Il est vrai qu’on lui a trouvé un lot de consolation en le nommant directeur technique national. Mais est-ce une raison pour faire taire l’injustice et ne piper mot jusqu’à ce que le mal soit fait ?

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