Hors-jeu : L’espoir d’«Al Amal»

Depuis que ça dure le conflit sur le complexe «Al Amal» entre la fédération du tennis et la communauté urbaine de Casablanca (CUC) écoeure plus d’un. D’autant plus qu’il met en confrontation deux hommes dont les qualités humaines et professionnelles sont reconnues par tout le monde. Que ce soit le vieux briscard, Mohamed M’jid, qui a roulé sa bosse partout ou Saad Abbassi qui n’a pas été élu président de la CUC par hasard. Bien au contraire tout ou presque devrait unir ces deux hommes qui, chacun de son côté, travaillent pour la collectivité qu’elle soit sociale, sportive ou politique. D’ailleurs dans le fond les deux hommes s’apprécient mutuellement bien que sur la forme du complexe «Al Amal», leurs avis divergent chacun selon sa légitimité. Le président de la FRMT tente depuis quelques années de mettre le complexe sous la coupole de la fédération.
Le président de la CUC qui a construit ce véritable bijou ne l’entend pas de cette oreille et tient à ce qu’il demeure dans l’inventaire des biens de la collectivité. Chacun a ses raisons, mais au fond les deux présidents défendent les mêmes principes qui convergent tous vers le service de la population. Car quand Abbassi défend la communauté urbaine, il protége les intérêts de toutes les franges de la société que ce soit les fonctionnaires, les ouvriers, les architectes et les sportifs. Il en est de même pour le président, Mjid, lorsqu’il se déploie pour promouvoir le tennis chez les jeunes de la capitale économique. Ce faisant, il sert lui aussi leurs parents qui sont soit des fonctionnaires, soit des médecins, soit des salariés dépendant de la communauté urbaine de Casablanca. C’est du pareil au même.
L’équation donc est très simple pour qu’elle occasionne autant de dégâts entre les relations de ses deux hommes. Le complexe devrait beaucoup plus les unifier que de les éloigner dans les dédales de complexes fonciers. L’histoire des hommes a démontré que pour tout problème, il existe toujours un compromis qui se construit sur les concessions des uns et des autres. La communauté urbaine peut par exemple céder le complexe à la fédération pour une durée déterminée assujettie de conditions contractuelles. La CUC pourrait par exemple en tirer des profits financiers par une location, une rémunération sur le chiffre d’affaires ou opter pour une cogestion qui servirait les intérêts de tous. Il existe certainement d’autres options pour régler ce différend tout en permettant à la CUC d’avoir le droit de regard sans que cela n’exclue le complexe de son actif immobilier. Les deux présidents possèdent tous les atouts pour y arriver et mettre fin à un conflit qui n’a pas de raison d’être.

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