Hors-jeu : Vente aux enchères

À sept journées de la fin du championnat du GNFII, les choses commencent à se corser aussi bien en haut du classement qu’en bas du tableau. Le compte à rebours a commencé pour les prétendants à la montée ainsi que pour les équipes menacées de relégation à la division inférieure.
L’histoire de notre football nous a appris qu’à ce stade de la compétition, il faut se méfier des résultats qui sont souvent faussés par l’argent sale. Ce n’est un secret pour personne qu’à chaque fin de saison des équipes gagnent souvent à l’extérieur et que d’autres concèdent des défaites étonnantes à domicile.
Finalement tout le monde comprend tout et feint de ne pas comprendre que les matchs commencent à êtres truqués dans le dernier tiers du championnat. L’argent circule beaucoup plus que le ballon. Mais ni la fédération, ni le GNF n’osent bouger le petit doigt pour arrêter le massacre de notre football qui donne, chaque année, des équipes-ascenseurs. Des abonnés au monte-charge faisant la navette entre la première et la deuxième division moyennant un budget de corruption. Depuis quelques semaines, ce phénomène a commencé à se profiler chez certaines équipes qui aspirent à la montée et celles qui veulent éviter la relégation.
Certaines équipes ne perdent plus un match aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur comme si leurs joueurs ont été bénis par les dieux du football. D’autres qui ont cumulé les défaites sur leur terrain ont, comme par miracle, battu en déplacement, des équipes réputées coriaces. Comme l’argent n’a pas d’odeur, il ne laisse pas de traces pour pouvoir démontrer si un match a été gagné par le jeu sain ou par le jeu perfide. Mais personne n’est dupe, ceux qui accèdent, par la tricherie, à la division supérieure finissent par dégringoler l’année suivante. Et les clubs qui se maintiennent par la force de l’argent retrouvent la même situation précaire l’année d’après. Ce jeu qui n’a aucun rapport avec le football tue notre football.
Un dirigeant d’un club qui contestait l’arbitrage nous a dit une fois qu’il a, lui-même, soudoyé l’arbitre incriminé. Un autre dirigeant d’un club qui a accédé au GNFI a répliqué à son entraîneur, qui lui réclamait une prime de montée, que l’équipe a réalisé cet exploit grâce à son argent misé dans les matchs. Valeur aujourd’hui, cette action est toujours bien cotée dans la bourse des maux de notre football.

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