J’aime, je partage: Vive la culture

J’aime, je partage: Vive  la culture

Son avenir, la prise de conscience des uns et des autres que c’est là un réel levier de développement humain, au même titre que l’économie et les finances, et au-delà, de nous interroger sur notre rapport à l’art et aux artistes.

Cet événement, orchestré de main de maître par plusieurs figures de la culture et des arts marocains et français, autour de Jack Lang, grand ami du Maroc, a été salué par les médias du monde entier.

On y a découvert les grandes tendances du Maroc d’aujourd’hui, non seulement au niveau des arts plastiques, mais aussi sur l’histoire du Royaume, son passé, son présent, les grandes tendances artistiques du futur, son cinéma, ses auteurs, le rôle que joue l’intelligentsia marocaine pour faire connaître son identité et son héritage. A travers une telle manifestation, l’image du Maroc, par les temps qui courent, dans un monde arabe aux abois, livré aux déchirures, s’en sort grandie. On offre aux yeux du monde un Maroc multiculturel.

Un Maroc de créateurs, de réflexion, un pays où il fait bon vivre, tolérant, paisible, dont la stabilité doit servir d’exemple à d’autres pays dans la région. Il faut dire qu’au moment où les médias comptent les morts dans d’autres pays arabes, livrés à la guerre civile, quand la grogne sociale gronde de plus belle, le Maroc inaugure son grand musée d’art contemporain et moderne, il lance une panoplie de chantiers artistiques à Casablanca et à Rabat et semble avoir compris que la culture, la création, les arts sont l’avenir des Marocains, au même titre que la démocratie, que l’essor économique, que les défis du quotidien pour faire de cette terre un havre de paix et un exemple à suivre.

Salué par les critiques du monde entier, l’événement «Le Maroc contemporain» à l’Institut du monde arabe doit servir aujourd’hui de déclic.  Il doit être pris pour un virage pour amorcer une nouvelle vision des arts et des artistes. Avec plus d’engagement dans la vie politique et sociale, plus d’implication pour donner corps à des idées novatrices.

Car, malgré le grand succès qu’a connu cette belle manifestation, chez nous, elle n’a pas eu tout le retentissement qu’elle mérite. Alors que c’est un rendez-vous avec l’histoire  que l’on doit optimiser, chacun à sa mesure, pour créer une dynamique culturelle qui nous manque cruellement. On s’en souvient de l’Année du Maroc en France en 1999. Le but était alors de créer cette synergie pour et autour de l’art, mais le rendez-vous a été manqué.

Aujourd’hui, quinze ans plus tard, il est de la responsabilité de tous, intellectuels, politiques, économistes, critiques, médias de donner la pleine mesure à cette fête du Maroc en France. Quoi de plus beau  que d’être célébrée dans la capitale de l’art, à Paris ? Quelle magnifique publicité pour le Maroc et ses créateurs! Le tort serait de vite tourner la page alors qu’on peut l’écrire tous, à plusieurs mains, pour rendre hommage à ce beau pays qu’est le nôtre.

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