Kenza, 17 ans, face aux ministres

Quelque 400 personnes dont une immense majorité de 18 – 25 ans, 5 jeunes intervenants à la tribune représentatifs des générations actuelles au sein desquelles ils œuvrent activement, de nombreux photographes et journalistes, des blogueurs célèbres sur la Toile, et 2 ministres ayant accepté de mettre leur «étendard partisan»  dans leur poche afin de répondre aux questions des jeunes : Karim Ghellab et Moncef Belkhayat. Tel était le décor du Café Politis qui se tient chaque mois sur l’esplanade de la Sqala à Casa et qui organisait sa 6ème édition ce jeudi 17 novembre. L’objectif premier des organisateurs du Café Politis – Marocains Pluriels, la Sqala et AJC – est de réconcilier la jeunesse avec la politique, de l’inciter à s’engager dans la vie de la cité et favoriser l’émergence de jeunes leaders. Les 3 heures de débat, les interventions des ministres sans langue de bois et avouons le qui répondaient avec beaucoup de franchise à des questions précises, sans concessions et matures émanant du public… ont donné  vie à une véritable «agora», où la parole se libère et gagne en sérénité au fur et à mesure des éditions…
Mais la surprise  allait, en fait, venir d’une très jeune fille !
Kenza, 17 ans, membre de l’Association «Polijuniors», créée par de très jeunes garçons et filles dans la foulée du 1er Café Politis, était en effet à la tribune pour y représenter cette tranche d’âge des «mineurs ou à peine majeurs», les 17 – 18 ans. Il faut bien le dire, lorsqu’elle a pris la parole, elle a réussi à faire passer un souffle de vérité, de sincérité, de passion, d’engagement, d’émotion… qui ont surpris tout le monde. Je voudrais ici vous transmettre quelques phrases de ses propos, bien sûr sans le souffle du «live» mais jugez par vous – mêmes : «Je voudrais commencer par une phrase d’un célèbre philosophe qui dit : «Nous ne savons jamais ce que nous voulons, mais nous savons ce que nous ne  voulons pas», et dans notre cas : nous ne voulons pas d’un Maroc où les maîtres mots sont: corruption , injustice , dédain, mépris…
Pourquoi devons-nous voter?
– Voter parce qu’il est temps que chaque autorité exerce ses compétences avec responsabilité et efficience.
-Voter parce qu’à chaque époque ses femmes et ses hommes.
– Voter pour participer à la prise de décision dans notre pays, pour empêcher les gens d’acheter nos voix.
Nous ne voulons pas être des pions dans leurs jeux, mais les joueurs eux-mêmes.
Nous devons nous battre pour atteindre nos objectifs, pour un Maroc meilleur, pour notre Maroc !
Je sais que certains diront que c’est inutile, que ça ne changera rien et que nous assisterons toujours impuissants  à une sorte de «cirque» entre politiciens, mais nous sommes nombreux, nous sommes conscients , nous sommes des citoyens désirant un changement, une évolution , nous sommes ce que sera le Maroc demain !
Alors VOTONS , allons tous voter le 25 novembre , donnons leur une chance de nous prouver qu’ils en sont capables, pour cela , je voudrais lancer un appel aux partis politiques en leur disant : nous ne voulons pas d’un parti qui nous fasse rêver , nous voulons un parti qui nous fasse évoluer , un parti honnête , vrai et qui sache tenir ses promesses , finis les longs discours et les belles paroles , nous voulons  la vérité. Dites nous que vous ne pouvez construire que 2 écoles et 3 hôpitaux par an, mais construisez les, plutôt que de nous promettre monts et merveilles et échouer».
Voici brièvement résumés les propos de Kenza (pour les écouter dans leur intégralité : www.cafepolitis.ma). Quelle lucidité, quelle force, sans aucune agressivité et avec beaucoup de passion Kenza a su, en quelques phrases, résumer l’envie d’y croire de milliers de nos jeunes. Kenza, ces 5 jeunes présents ce soir là à la tribune du Café Politis, les 400 présents dans le public et tous ceux qui partout dans le Maroc ont cette volonté, ce désir de participer, de s’engager…sont notre bien le plus précieux. Notre honneur sera d’être à la hauteur de leur foi !

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