Mieux vaut en rire : Comment dit-on «gauche»en marocain ?

Mieux vaut en rire : Comment dit-on «gauche»en marocain ?

Non, je ne suis pas en train de vous servir un plat réchauffé, et cette question à l’aspect ironique est tout à fait d’actualité. D’abord, si j’ai décidé de ressusciter un débat vieux comme la gauche, c’est parce que nous venons d’assister à un évènement que personnellement je n’ai pas vu venir et je ne suis sûrement pas le seul. Qui aurait pu penser une seconde qu’un parti qui au fil du temps avait laissé filer, ou, si vous préférez, n’avait pas pu empêcher de partir certains de ses meilleurs poulains, arrive en un tour de main remarquable à les remettre sur orbite pour ne pas dire sur pied? Moi, le mec qui a réussi ça, ce n’est pas mon copain et il n’est pas près de le devenir, mais, sincèrement, je lui tire mon chapeau.

Je ne suis pas un partisan du retour vers les ex, sauf pour se raconter ses exploits communs, mais, pour ça,  je dis bravo! De plus, il est arrivé à faire ça au moment où on l’attendait le moins. En effet, alors que depuis deux semaines nous sommes tous et toutes en train d’attendre euuuuh… d’attendre quoi, lui, il a fait une fuite en avant-gauche-toute, et il a scellé une union, pardon, une fusion, avec deux de ses anciens frères partis il y a quelques années pour créer eux aussi des partis mais qui, les pauvres, n’avaient pas réussi à partir bien loin.

Il faut dire que même si je pouvais comprendre un peu les raisons qui les avaient poussés à l’époque à claquer les portes d’ailleurs grandes ouvertes de leur parti-père, j’ai toujours eu du mal à accepter qu’ils le fassent alors que je suis sûr qu’ils savaient très bien que leurs particules n’allaient avoir aucun impact ni aucun pouvoir, et qu’in fine, comme disent les métaphysiciens, ça n’allait faire que le jeu du pouvoir et ça allait les mener à rien.

A voir leur itinéraire téméraire, leur parcours si court, leur partage dans tous les sens et leur trempage dans toutes les sauces, je n’avais pas totalement tort. Bon, tout ça, c’est du passé et on va essayer d’en faire table rase. Mais, tout ce que j’espère c’est que ça ne soit pas qu’un simple flirt de printemps. Vous savez, mon cœur a toujours été à gauche, et même aujourd’hui, en voyant la gauche ou ce qu’il en reste, tourner en rond, je n’ai pas perdu espoir et – ne riez pas s’il vous plaît- je crois encore… au grand soir.

Et j’y crois d’autant plus que je vois que chez nous, la droite, ou celle qu’on appelle comme ça par abus de langage, est dans un tel état qu’il faut être vraiment fumiste ou je-m’en-foutiste pour ne pas en profiter. Franchement, si je faisais partie de la gauche, y compris celle étiquetée au rayon «gauche institutionnelle ou assimilée», ça fait longtemps que j’aurais montré à cette droite si mal inspirée et si maladroite, de quel bois rouge je me chauffe.

Il suffit d’un rien pour que notre gauche, même mal en point, fasse bouger les choses dans ce pays. Enfin, quand je dis rien, j’exagère un peu, car il faut quand même une bonne brassée d’audace, une bonne dose de créativité, et surtout, une bonne volonté de donner un bon coup de pied dans la fourmi-lière. Mais attention, il ne s’agit pas de tuer les fourmis, mais juste de les réveiller pour leur donner de nouveau l’envie de repartir comme au temps des roses.

Alors, mes chers frères et mes chers camarades, en attendant que notre galère soit remise en mer, pourquoi ne pas profiter de ces retrouvailles, et nous prouver que notre gauche, malgré sa ménopause, est toujours capable de faire de bébés et, surtout, surtout, de nous faire rêver. Comment ? Je rêve? C’est possible, mais je préfère rêver qu’attendre… rien du tout.
Bon week-end les rêveurs et les rêveuses. Quant aux autres…

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