Mieux vaut en rire : Et si nos politiques se mettaient au vert…

Mieux vaut en rire : Et si nos politiques  se mettaient au vert…

Nous venons de vivre des jours absolument merveilleux. Nous étions tous heureux et toutes joyeuses, et réciproquement, de constater que, finalement, nous n’étions ni des nuls éternels ni des perdants désespérés.

Pour cela, il a fallu qu’une simple équipe de foot montre aux défaitistes de tout bord que nous sommes parfaitement capables de gagner des grands défis, y compris les plus fous. Oui, on ne le dira jamais assez, l’équipe du Raja de Casablanca nous a réellement décomplexés. Nous lui sommes très reconnaissants et toutes les récompenses et toutes les louanges qu’elle a reçues, sont 1000 fois méritées.

En vérité, nous ferions bien de prendre l’exemple sur eux si nous voulons nous aussi aller de l’avant, mais il faut arrêter de nous lamenter et de nous taper dessus. Alors que les drapeaux verts n’avaient pas encore été rangés et les lampions pas encore éteints, que nos yeux étaient encore éblouis de bonheur et nos oreilles saturées de joie, nos hommes et femmes politiques ont repris leurs chamailles de plus belle. Bien sûr, on ne va pas leur demander de mettre leurs dissensions en berne, sous prétexte que nos représentants aux Mondial des Clubs ont réalisé une excellente prestation. C’est vrai, ça n’a rien à voir, quoique l’objectif – j’ai failli dire «le but» – est tout-à-fait le même : gagner.

Gagner la bataille contre la paresse, la mollesse, la petitesse, la baisse, la sècheresse, la tristesse, bref, la bataille contre le sous-développement dans tous ses aspects. Oui, nous n’avons pas tous forcément les mêmes rêves, ni même les mêmes attentes et nous n’aspirons pas tous aux mêmes objectifs dans la vie, mais ce n’est pas une raison de devenir tous et toutes égoïstes, ne pensant qu’à arriver par tous les moyens légaux ou pas du tout, honnêtes ou malhonnêtes, d’arriver à faire nos petites affaires souvent foireuses avec lesquelles nous allons peut-être accéder aux belles et grosses bagnoles, aux jolies baraques dans les beaux quartiers, aux grandes écoles pour nos rejetons, aux voyages partout où brille le soleil ou tombe la neige, sans oublier tous les trucs faits pour montrer et toutes les montres faites pour compter le temps et surtout pour dépenser l’argent.

En fait, là, je ne parle que de ceux et celles qui sont toujours à la recherche de fonds, mais qui, apparemment, ont toujours du mal à remonter à la surface, mais je pense aussi à tous les autres qui ne pensent pas qu’à s’enrichir, mais qui font de la course au pouvoir leur but ultime alors que le pouvoir est un moyen et non une fin en soi. Ceux qui croient le contraire sont bien naïfs. J’en profite d’ailleurs pour répondre à quelqu’un qui se reconnaîtra sûrement que la naïveté est bien une grande qualité, mais pas en politique, à moins qu’elle ne soit obligatoirement accompagnée de la plus grande rationalité.

Surtout dans une démocratie. Les citoyens qui donnent leur voix, ne le font jamais, ou plutôt ne doivent jamais le faire avec la naïveté de croire que leur futur représentant ou leur future représentante vont les défendre à tout moment et en tout lieu. Et c’est pour cela qu’ils doivent rester sur leurs gardes en gardant l’œil, et le bon, sur leurs élus, fussent-ils mal élus. Et le Raja dans tout cela ? Au fond, le Raja nous a offert ce cadeau inoubliable, mais il ne pourra pas, hélas, jouer à la place de nos politiques. Que faire alors ? Et bien, tant qu’ils continueront de faire des bêtises, nous devons continuer de les huer. A chacun son boulot. En attendant, je vous souhaite un week-end heureux et pluvieux.

PS qui n’a absolument rien à voir : comme vous le savez, je n’ai reçu aucun prix au Grand Prix National de La presse, mais je voudrais saluer la consécration très méritée de l’ami de tous, Mhamed Bhiri. Bhirira bien…

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