Mieux vaut en rire : Et vogue le navire…

Mieux vaut en rire : Et vogue le navire…

A l’heure où j’écris ces lignes qui vont sûrement rougir de honte tellement je vais les mener dans tous les sens, je n’ai pas grand-chose  à vous raconter ni de mots pour vous le dire. Il faut dire que la semaine qui vient de s’écouler a été très mouvementée, et on a même parlé de «séisme politique».

Mais, malgré ça, rien n’a bougé. La terre a peut-être tremblé, mais nous, nous sommes restés figés sur place. C’est vrai, certains ont été un peu secoués, d’autres un peu sonnés, mais il n’y a eu ni syncope ni évanouissement. Juste, une perte de conscience chez la plupart, mais, ça, ce n’est pas nouveau. Bref, je n’ai rien à vous signaler car, en vérité, je n’ai aucune visibilité.

Mais j’ai une immense consolation : personne ne voit rien, non plus car, pour l’instant rien ne pointe à l’horizon. Ce n’est pas grave, il n’y a pas le feu. Comme on dit si bien chez nous : «La prospérité est toujours utile quel que soit le moment où elle arrive».

Nous, on n’attend pas de devenir prospère, mais juste d’y voir un peu plus clair. Mais que voulez-vous, chaque chose en son temps. Alors, justement, comme j’ai encore du temps et surtout de l’espace à remplir, je vais vous parler d’autre chose. Bizarrement, malgré le culot éblouissant de certains et le silence assourdissant d’autres, l’actualité est plutôt bien garnie. Puisque j’y suis, je commence par eux.

La HACA, grâce à ses fins limiers voyeurs et compteurs, nous rapporte cette semaine que «le gouvernement monopolise les médias audiovisuels publics» ! Dit autrement, c’est le gouvernement qui tient le plus la caméra et le micro, lesquels, soit dit en passant, sont payés par  les contribuables, mais ça, c’est accessoire. Mais, le problème n’est pas là. Moi, je râle parce qu’en plus, c’est pour dire des bêtises.

Pire : pour ne rien dire. Je poursuis : les médecins et les infirmiers du public continuent de faire des heures supplémentaires dans les cliniques privées pour, se défendent-ils, des raisons alimentaires. Pourtant, rappelez-vous, notre ministre de la santé au nom de la rose avait tapé durement sur la table, mais je crois que c’est lui qui a eu mal. Cependant, on raconte qu’il aurait retrouvé le sourire depuis le jour où les pharmaciens ont enfin accepté de jouer le jeu du «tiers-payant». Ce n’est pas très compliqué comme jeu, et c’est probablement pour ça qu’il n’y a que les pauvres qui savent le jouer. Je continue? Pas de problème ! Ou plutôt si. Il paraît qu’il y a un problème : la consommation du carburant est en baisse de 10 %.  Un record, disent les experts et ce n’est pas arrivé depuis 30 ans. On raconte également que les ventes d’électricité ont chuté aussi. Justement, moi je ne voyais pas où était le problème. Je pensais que puisqu’on consomme moins de carburant et d’électricité qu’avant, la note serait moins salée à payer. C’est logique, non ? Non ! M’a corrigé mon voisin qui est plus au courant que moi de ces trucs énergétiques. Et il m’explique : si on achète moins d’énergie, c’est la preuve irréfutable qu’on produit moins qu’avant, et par conséquent, on crée moins de richesse. Et moins on crée de richesse – c’est toujours mon voisin futé qui parle – et plus on produit de pauvreté.

Et, bien sûr, plus on produit de pauvreté, et puis l’Etat ne sera pas assez riche pour acheter du carburant pour produire de l’électricité, et ainsi de suite, jusqu’à extinction des lumières. Je n’ai pas très bien pigé cette si lumineuse démonstration, mais qu’importe ! Je n’allais rien à prendre de plus que ce j’ignorais déjà. Tout ce que je sais, c’est que ce n’est pas demain qu’on va sortir de l’auberge. D’ailleurs, on ne voit que dalle… Pourvu qu’on ne rentre pas dans le mur. Bon week-end et vivement la semaine prochaine.

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