Mieux vaut en rire : Y a-t-il une femme dans l’avion ?

Mieux vaut en rire : Y a-t-il une femme dans l’avion ?

Que ceux et celles qui me suivent dans cette agréable tribune se rassurent, je ne vais pas reparler de cette histoire de déclassement de billet qui a été exigé par notre ministre de la femme et femme elle-même. Si, il y a 2 ou 3 jours,  j’en ai fait l’objet de mon mot pour rire, c’était, justement, juste pour rire, mais aussi pour faire un petit clin d’œil à notre nouveau gouvernement qui se soucie si fort et si bien pour nos sous et pour ceux qui n’en ont pas assez ou pas du tout. En fait, pour revenir à la femme, je voudrais tout d’abord m’excuser d’avoir raté une occasion historique – et Dieu seul sait combien je rate comme occasions avec les femmes – et ensuite, pour lui dire que je n’ai pas oublié. Comment en effet oublier une date qui ne vient qu’une seule fois par an au grand bonheur des mecs et au grand dam des dames ? Non, je n’ai pas oublié, comme dit le poète, mais je n’aime pas trop célébrer un événement créé, à mon humble avis de tordu, pour qu’on en parle qu’un jour, et aussitôt après, qu’on referme le dossier. Jusqu’à l’année d’après. Pour être honnête, je dois dire qu’ils ont trouvé d’autres astuces, je veux dire d’autres jours, comme, par exemple cette St Valentin. Grâce à cette vraie fausse fête, les hommes se souviennent, comme ça, du jour au lendemain, qu’ils ont une femme à laquelle ils ne font pas de cadeaux tous les jours, bien au contraire, et les femmes ont l’illusion que leurs mecs, au fond, ne sont pas si vaches que ça. Et cerise sur le gâteau, c’est que tout ça va surtout remplir les caisses de certains malins, et pas seulement en pièces en chocolat. Comme vous avez dû le remarquer depuis le début, je n’ai pas tellement envie de parler de ce 8 mars, trop galvaudé pour être vrai. La fête des femmes… Tu parles d’une fête ! Il y a une dizaine d’années, j’avais commis un texte dans un canard de gauche –à l’époque, ça existait encore –  que j’avais volontairement, côté provoc oblige, «Femmes, je vous sème». Vous savez, si je vous parle de ce texte, ce n’est par coquetterie de billettiste imbu de sa haute suffisance, quoique un peu quand même, mais parce que je viens de constater, encore une fois, que l’ennemi de la femme, c’est parfois la femme elle-même. Je suis sûr que je ne vous apprends rien à vous chers lecteurs, car, comme moi, vous avez des mères, des tantes, des sœurs, des voisines ou même des amantes, qui sont encore plus réacs que les mecs les plus archaïques. Mettons ça sur le compte de l’histoire, de la culture, des mentalités et j’en passe et des pires. Mais là où je ne peux pas être d’accord, et où j’ai envie de pousser une de ces gueulantes, je ne vous dis pas, c’est quand j’entends, et avec moi des millions de téléspectateurs et téléspectatrices, ce mercredi soir, c’est-à-dire la veille de ce sacré foutu 8 mars, Madame la ministre de la femme, justement, déclarer que le drame des avortements «n’est pas une priorité», que c’est  un faux débat créé par «les commerçants de l’avortement pour continuer leurs méfaits en toute impunité», et qu’au lieu de chercher à le légaliser, il faudrait plutôt en interdire les causes, comme, par exemple – c’est toujours elle qui parle –  «le mariage par la Fatiha » et… le viol ! Oui, vous avez bien lu, mesdames :  Interdire le viol !». Et c’est votre ministre qui le clame! Non, sans blague, mais je vous jure que si j’étais une femme, j’aurais pris une pancarte et j’aurais écrit dessus: «IL FAUT INTERDIRE LE MINISTERE DE LA FEMME !». En attendant, bonne fête quand même les femmes et bon week-end les autres.

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