Pierre Palmade : l’artiste, ami de Marrakech

La ville de Marrakech est sublime et attire toutes les personnalités agissant par leur notoriété dans tous les domaines, que ce soit dans la politique, dans le « business » ou dans l’art en général. Parmi ces personnalités, j’ai eu le plaisir de rencontrer le célèbre «one-man-show», Pierre Palmade, un jeune artiste français, venu se reposer à Marrakech avec ses amis notamment Mireille Dumas, la célèbre présentatrice de la télévision française. De prime abord, on est, tout de suite, attiré par ce personnage d’allure féline, vivant, au regard expressif, gentil et souriant. Il vient à Marrakech depuis un certain temps, car dit-il, ce qui m’intéresse, ce sont les gens et leur gentillesse, leur sourire, leur disponibilité, leur sociabilité, leur spontanéité et leur façon de s’ouvrir rapidement vers vous sans vous connaître et sans intérêt. A Paris, me dit-il, vous ne trouverez jamais quelqu’un dans la rue qui vous dira bienvenue chez nous. Cela n’a pas de prix, c’est une valeur inexistante chez nous et c’est bien dommage. Pierre Palmade est né le 23 mars 1968 à Bordeaux de père (Jacques) médecin obstétricien et de mère (Réanne) professeur d’anglais. Fils donc d’une famille classique et surtout dans laquelle le monde du «show-business» n’a pas spécialement sa place. Pierre Palmade était destiné à faire carrière comme cadre commercial, s’il n’avait pas arrêté sa préparation à l’école HEC. Il monte à Paris en 1987, travailler avec Sylvie Joly. Mais c’est en 1988 qu’il fait ses débuts au Tintamarre, et rencontre une certaine Murielle Robin avec laquelle l’entente se fait parfaitement pour monter le premier «one-man-show» : «Les majorettes se cachent pour mourir » jouée à Paris et en province. Murielle, grâce à cette pièce est nominée aux «Molières». Pierre Palmade commence à mener une vie d’auteur et d’artiste. Il présente plusieurs prestations dont «La classe» sur FR3, début d’une carrière comique. En 1989, il mettra en scène avec Sylvie Joly, son premier « one-man-show» : «Ma mère aime beaucoup ce que je fais», suivi d’un autre pour Murielle Robin intitulé : «Un point c’est tout», encore nominé aux Molières. En 1990, Pierre Palmade va tourner dans le film : «On peut toujours rêver», de Pierre Richard, tout de suite après, il présente un autre «one-man-show» : «On s’connaît ?» nominé aux victoires de la musique et aux Molières de 1991. Deux autres pièces vont suivre «Tout m’énerve» pour Murielle Robin à l’Olympia, nominée aux Molières 91 et «Pièce montée» pour Jacqueline Maillan, une artiste qu’il adore, pièce qui sera jouée jusqu’en mai 1992 à la comédie des Champs Elysées. On le voit aisément, que déjà à 22 ans, Pierre Palmade se place parmi les grands de la scène artistique française. Il va produire ensuite son propre «one-man-show» qui fut joué sans discontinuité pendant six mois avec un succès sans égal, à travers tout l’Hexagone, il s’agit de «Passez me voir à l’occasion», spectacle toujours nominé aux Molières. Tout de suite après, il tourne dans un film de Nina Campagnez qui s’intitule «Je t’aime quand même». Aussitôt fini, il monte à Paris jouer sa nouvelle pièce : «Ma soeur est un chic type», avec Dominique Lavanant. En 1995, il écrit un autre «one-man-show» avec Mimie Mathy ; joué au Splendid, et un autre qu’il joue : «Mon spectacle s’appelle revient», ce dernier spectacle a connu un succès, non seulement en France mais ailleurs, au Canada, en Suisse et en Belgique. Tout le monde se rappelle du film «Pédale douce», écrit par Gabriel Aghion et aidé par Pierre Palmade, qui fut un succès considérable. Pendant le tournage de ce film, Pierre va remarquer les talents de la comédienne Michèle Laroque qui devient son amie. Pierre va même tourner, le film «Oui» d’Alexandre Jardin, pour ajouter à sa carrière plus de notoriété. C’est à ce moment que la vie privée de Pierre Palmade va connaître un tournant, en épousant la chanteuse Véronique Sanson. Après cet événement, il remonte sur les planches avec Michèle Laroque au théâtre Marigny, à l’Olympia pour jouer un spectacle co-écrit avec Murielle Robin, sa copine de toujours. C’est une comédie de douze tableaux avec plusieurs chansons dont certaines écrites par lui-même, «Comme des amours d’aéroport». Un autre spectacle, écrit encore en collaboration avec Murielle Robin et intitulé : «Ils se sont aimés» sera joué au théâtre de la porte Saint Martin, connaissant, bien sûr, un immense succès en 2001. Un dernier film connaîtra la participation de Pierre Palmade : «Asterix et Obelix contre César», où il joue le rôle de Bardi. Est-il besoin de répéter que Pierre Palmade est un artiste de grand talent, un artiste à part entière. Il s’est prévalu dans ce monde combien difficile de «show-business» en tant qu’écrivain, qu’humoriste, qu’acteurs-comédien, que scénariste et dialoguiste. Cet homme, aujourd’hui âgé de 35 ans, est plein de succès mais encore plein de promesses. Sa venue à Marrakech s’est faite naturellement pour la détente et le plaisir pour passer des moments agréables avec ses amis français dont Mireille Dumas mais aussi des artistes marocains dont «Ghani», chanteur marrakchi établi à Paris et qui commence à connaître un franc succès dans la capitale française. Quand j’ai rencontré Pierre Palmade, tout de suite, j’ai remarqué la simplicité et la décontraction chez ce grand artiste qui n’a pas du tout et comme on dit «la forte fête». Il s’est prêté gentiment à un petit dialogue sincère avec moi sur notre pays et sur Marrakech qu’il aime beaucoup puisque, d’autant plus qu’il devait quitter le mardi 3 juin 2003 notre ville, il a décidé de prolonger son séjour de quelques jours de plus. Il m’a dit qu’ici, il se sentait bien, pourquoi ne pas en profiter. J’ai eu donc le plaisir de le voir quelques jours, toujours le même, égal à lui-même. Ce qui est même un peu extraordinaire, c’est de voir ce monsieur parler peu, écoutant bien les autres et essayant de bien comprendre ce que se dit. Il m’a affirmé que son humour, il le tire des scènes de la vie, de ce que font les autres. Car, dit-il, beaucoup de gens sont des humoristes et des comédiens sans le savoir, des acteurs qui n’exploitent pas leurs talents. Pierre Palmade aime le Maroc mais dit-il, moi je viens ici parce que le pays est absolument beau, les paysages, les contrastes, mais en fin de compte, ce n’est pas cela le plus important car il y a d’autres pays, autres que le Maroc, qui présentent des attraits touristiques et des paysages. Au Maroc, il y a autre chose: ce sont les gens qui sont intéressants, différents des autres de chez nous, ils dégagent une chaleur humaine, une amitié, quelque chose d’inexplicable. C’est peut-être cette complexité de l’homme marocain qui m’intéresse et à laquelle je m’intéresse. Les valeurs humaines au Maroc n’ont pas perdu leur sens et donnent un sens à la vie. Car je constate qu’ailleurs les gens sont superficiels et se donnent une image qui n’est la leur ou veulent apparaître pour ce qu’ils ne sont pas. Par contre, l’homme marocain est simple, il est ce qu’il est sans le cacher, il dégage le naturel, l’amabilité. Il prend le temps de regarder les choses et il vous écoute, alors que chez nous, les gens sont pressés, n’ont pas ou ne font pas l’effort d’écouter les autres, c’est vraiment dommage car c’est à travers les autres, à travers la communication humaine que l’on peut s’améliorer et en tous les domaines. Notre ami Palmade a aussi un attrait, c’est celui de savoir comment la jeunesse évolue dans les différents pays qu’il visite car il considère cette frange de la population comme celle qui porte le devenir et l’avenir de n’importe quelle nation. Par ailleurs, il déclare aimer les gens, ici, qui ne vous considèrent pas pour votre notoriété, celle que j’ai en moi, dit-il, en tant qu’artiste, mais pour ce que vous êtes. On aime ici comme ça, spontanément, on ne compte pas, on ne réfléchit pas pour s’approcher de l’autre. C’est merveilleux. Les relations humaines, chez vous au Maroc, qui sont certainement inhérentes à une culture, à une civilisation particulière peuvent être notées 20/20, en France la note ne dépasse pas 5/20. Pierre Palmade est un homme simple, gentil, il conclut ses propos en me disant que : chez Aziz, ici au Maroc, je retrouve la sérénité, la paix et la liberté de me déplacer tranquillement, de rencontrer simplement les gens. Aucune similitude avec ce qui se passe chez nous, il y a même une inversion des choses. C’est la raison pour laquelle je reviendrai souvent. Alors, nous aussi on te dit Pierre. Bienvenue à chaque fois.

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