Post-scriptum : Amalgame, intolérance et indignation

Un arctile du journal «Attajdid» a levé le voile (sans jeu de mots) sur l’esprit qui anime cette publication, elle-même reflet d’un courant politique. Quelle haine, quelle intolérance, quel amalgame… comment peut-on ici invoquer la volonté divine et surtout lui donner cette interprétation. Seule l’indignation peut être une réaction saine à cette diatribe, et effectivement indignation il y a eu : «l’Association marocaine contre le racisme» en premier lieu, ainsi que des médias tels 2M, Al Bayane, La Tribune… et quelques voix significatives. Pourtant, cette indignation reste trop timide et une chaîne de protection contre de tels propos racistes devraient être érigée par la partie tolérante, ouverte, progressiste de notre pays. Car petit à petit malheureusement les limites reculent, laissez-moi vous conter une anecdote, qui d’ailleurs n’en est pas une et qui -sans vouloir grossir le trait- est-elle aussi révélatrice.
La semaine dernière les jeunes du réseau Maillage organisaient un débat de sensibilisation sur le sida, de ce fait des tracts d’information étaient distribués dans les quartiers, y compris dans les facultés notamment à Mohammédia. Cela nous a voulu les foudres de certains prêcheurs qui voient dans ces activités : information sida, fête de la musique, participation de jeunes à l’émission «Super star» etc, autant d’incitations à la débauche, de signes de dépravation, de pertes de valeurs etc, pour ces «penseurs». Or ces jeunes, sont tout simplement des jeunes de nos quartiers, musulmans autant que nous le sommes tous, respectueux de leur identité et de nos spécificités culturelles, civilisationelles etc, et qui font le choix de vivre leur époque et d’être acteurs de leur vie.
Voilà bien l’amagame, voilà bien l’intolérance.
Là non plus nous ne pouvons laisser ces jeunes seuls face à ce discours, parce que fragiles, influençables ou susceptibles de découragement. Erigeons un cordon sanitaire autour de notre jeunesse, ce qui n’est pas de la responsabilité d’une ou deux associations mais bel et bien de l’ensemble de la société civile. Et comme la meilleure des ripostes est l’action, alors haut les coeurs et continuons !
L’Aïd est là et ce vendredi -moment de fête, de convivialité, de spiritualité- ne peut continuer à être un jour d’incivisme pour nos rues, nos trottoirs, nos espaces publics. Autorités et ONG se mobilisent donc pour conjuguer Aïd avec propreté.
A titre d’exemple, les jeunes responsables assiciatifs se sont mobilisés dans les quartiers, afin de mettre à contribution organismes publics et privés mettant à leur disposition plusieurs centaines de sacs plastique. Bonne Aïd El Kébir, bon environnement !
Je terminerai cette chronique par une autre action de solidarité, justement.
N’ayant pas été sollicités pour faire partie du collectif mis en place pour venir en aide aux victimes du Tsunami (comme quelques autres associations d’ailleurs, question «d’étoiles» peut-être…?) ont lancé leur propre action de solidarité, symbolique certes mais à la mesure de leur imagination : une pièce de théâtre, évoquant ce drame et faisant appel à la compassion et à la tolérance.
Belle réponse aux anathèmes !

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