Post-scriptum : animateurs socio-culturels et sportifs

Si aujourd’hui nombre de quartiers urbains et nombre de communes rurales connaissent une réelle dynamique dans les domaines de l’animation socioculturelle et de l’animation sportive -ce dont il faut se réjouir- nous le devons dans la plupart des cas à la bonne volonté, à l’enthousiasme et au bénévolat de nos jeunes. Tournois sportifs, musique, théâtre, sorties éducatives, spectacles, soutien scolaire… reconnaissons que nos quartiers sortent de la dangereuse torpeur dans laquelle ils baignent (source de bien  des maux) et que nos enfants et nos jeunes trouvent de plus en plus souvent des espaces -encadrés par d’autres jeunes- où ils peuvent trouver loisirs et accompagnement. Les jeunes bénévoles qui se livrent à cet encadrement socioculturel et sportif méritent une appellation, celle de militants. En effet, la plupart d’entre eux -et d’entre elles- sont de jeunes militants associatifs, qui ont à cœur de consacrer leur temps à autrui, qui donnent beaucoup d’eux-mêmes et partagent un «idéal». Ce ne sont pas des «professionnels» de l’animation, ils ne bénéficient -dans la plupart des cas- ni d’une formation ni d’une «base théorique» : ils sont réellement des militants du terrain, des jeunes «engagés» et acquièrent ainsi -au fur et à mesure de leurs activités- une expérience d’une richesse incomparable. Il est clair que la demande se fait de plus en plus pressante au fil du développement du mouvement associatif dans les quartiers; la création et la construction de nouvelles cités d’habitation impliquent une indispensable animation en direction des jeunes qui y vivent et enfin l’INDH par l’appel d’air qu’elle suscite -notamment en termes d’animation, de formation d’accès aux infrastructures… tout cela montre à quel point notre besoin en animateurs, travailleurs sociaux, «entraîneurs» sportifs est grand et aussi à quel point nous manquons de «jeunes formés». Il y a donc là, d’évidence, une véritable pépinière d’emplois. Les jeunes -militants capables et désireux de s’investir encore plus, voire d’en faire leur profession-, sont très nombreux, disponibles et riches de leur engagement et de l’expérience acquise. L’équation va donc de soi: pourquoi ne pas instaurer une filière de formation ouverte à ces jeunes en priorité ?
Il est clair qu’ainsi chacun y trouverait son compte : les jeunes animateurs eux-mêmes, la jeunesse en quête d’activités, de loisirs, de sport… et l’ensemble de la société par là-même. Je demeure persuadé qu’avec de la volonté, un peu d’esprit d’innovation et sans gros moyens financiers, cette solution est réalisable.
Ouvrons le chantier du travail social, des métiers de l’animation, de l’encadrement de la jeunesse, de la «vie culturelle» dans les quartiers… et nous y trouverons un gisement d’emplois possibles. Emplois pour lesquels les profils existent chez nos jeunes, par centtaines…

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